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Hijab, turban ou kippa

Signes religieux: la SQ consulterait le gouvernement

Geneviève Lajoie | Agence QMI

Joel Lemay/Agence QMI

Si le premier ministre laisse la Ville de Montréal trancher sur le port de signes religieux chez les policiers de la métropole, Philippe Couillard ne pourra se défiler pour les agents de la Sûreté du Québec.

La police provinciale fera appel au gouvernement si un de ses employés souhaite porter un hijab, un turban ou une kippa.

Jusqu’à maintenant, personne ne s’est adressé au quartier général de la rue Parthenais pour pouvoir afficher de manière ostensible ses convictions religieuses en service.

Mais lorsqu’une demande lui parviendra, la SQ n’a pas l’intention de prendre seule la décision d’accommoder ou non un policier souhaitant déroger au code vestimentaire pour des motifs religieux.

«La SQ consulterait le ministère de la Sécurité publique si une telle demande nous était formulée», précise à notre Bureau parlementaire le capitaine Guy Lapointe.

Le porte-parole affirme qu’une telle décision ne pourrait être prise «unilatéralement» par le corps policier. «On relève quand même du MSP», insiste-t-il.

Le premier ministre Couillard a renvoyé la balle dans le camp de la mairesse Valérie Plante et du Service de police de Montréal (SPVM) pour permettre ou non aux policiers d’arborer des signes religieux apparents, comme le recommande le conseiller montréalais Marvin Rotrand.

Le chef libéral estime qu’il a livré la marchandise en matière de neutralité religieuse. «On a agi sur cette question comme on a dit qu’on le ferait, a-t-il répété ad nauseam dans les derniers jours. Le dossier est clos.»

En attente des règles

Adopté l’automne dernier, le projet de loi 62 n’empêche pas les personnes en autorité comme les policiers de porter des signes religieux.

La seule restriction imposée par le gouvernement Couillard concerne la réception et la prestation de service, qui doivent se faire à visage découvert.

Les lignes directrices permettant aux ministères, villes, commissions scolaires et services de transport de se gouverner en regard de la nouvelle loi se font toutefois toujours attendre. Le gouvernement a jusqu’au 1er juillet pour les publier.

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