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École primaire des Deux-Soleils

Une campagne de financement pour le mobilier

Shanny Hallé

 - TVA Nouvelles

La dépense est nécessaire, mais est-ce aux citoyens de payer? Des contribuables s’interrogent sur une campagne de financement lancée par une école primaire de Magog pour acheter des chaises et des pupitres.

Des chaises chambranlantes, des pupitres troués, abîmés qui datent d'une trentaine d'années: le mobilier de l'école des Deux-Soleils de Magog tombe en ruine.

Un père de famille a reçu une invitation à participer à un marche-o-thon, une campagne de financement pour acheter du nouveau mobilier scolaire. Pour lui, c'est un non-sens.

«Qu'on me demande de participer à une campagne de financement pour acheter des ballons, des pelles pour jouer dehors l'hiver, ou bien de peindre les murs de l'école, pas de problème. Mais qu'on me demande de le faire pour du mobilier scolaire, j'ai un profond malaise», a confié ce père d'une fillette de 8 ans.

L'école primaire reçoit un budget d'immobilisation annuellement.

«On a reçu effectivement les budgets adéquats, a expliqué Annie Orichefsky, directrice de l'école Deux-Soleils. Par contre, ce n'est pas nécessairement suffisant pour changer le mobilier qui nécessite un changement. Le conseil d'établissement est en droit de demander de faire des levées de fonds pour des projets particuliers, par exemple pour des cours d'école et pour des meubles aussi.»

Les contribuables s'interrogent. Pourquoi doivent-ils sortir de l'argent de leurs poches pour des pupitres et les chaises alors que les taxes scolaires devraient éponger la facture?

«C'est un non-sens», a dit une dame.

«Les taxes devraient servir pour nos écoles publiques», a ajouté un citoyen.

«C'est louable de la part de parents de faire ça, mais il ne devrait pas. C'est la responsabilité du gouvernement», a mentionné un contribuable.

La Commission scolaire des Sommets soutient que la campagne de financement est une initiative de l'école et refuse de s'ingérer dans cette décision.

«À la commission scolaire, on alloue des sommes d'argent aux conseils d'établissement, comme dans tous les 34 ou 35 établissements des écoles primaires et secondaires. À partir des sommes d'argent qui sont allouées, les conseils d'établissement en adoptant les budgets, prennent des décisions en lien avec des choix et des priorités budgétaires», a indiqué Daniel Blais, directeur des ressources financières et matérielles à la Commission.

Le père de famille a porté plainte à la Commission scolaire des Sommets. Il considère qu'elle ne remplit pas sa mission d'offrir un environnement d'apprentissage adéquat à son enfant.