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Gatineau

Après avoir été inondée, leur maison brûle

Antoine Lacroix | Agence QMI

Après avoir été inondée lors des crues printanières l’an dernier, une famille de Gatineau n’aura pas de printemps clément cette année non plus: sa maison a été ravagée par les flammes mardi.

«Après avoir vécu la catastrophe de l’eau, nous voilà à vivre le feu. C’est difficile sur le coup, mais on se console rapidement en se disant qu’il n’y a pas eu de blessé. C’est seulement du matériel», lance Julie Éthier, qui est maintenant réfugiée à l’hôtel avec son conjoint et ses quatre enfants.

Mardi, Dame Nature n’a pas épargné pour une deuxième année leur petite famille.

Lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux, le feu faisait violemment rage sur une bonne partie de la maison. Une fois les flammes maitrisées, seule la façade de la résidence est demeurée debout. Le reste n’est que décombres.

«C’était notre maison de rêve. Nous l’avons bâtie nous-mêmes, mon mari et moi. On avait pensé à tous les détails. C’est fou de penser qu’après autant d’efforts, tout peut partir en fumée aussi vite», raconte Mme Éthier.

Inondations

En 2017, les crues du printemps avaient complètement inondé leur sous-sol. Ironie du sort, ils n’ont fini les rénovations qu’en décembre dernier.

«On s’était retroussé les manches et on commençait à se remettre. Le gouvernement n’avait même pas encore fini de nous indemniser. Je dirais qu’on avait reçu une partie seulement, environ 50%», dit Julie Éthier, qui travaille dans le milieu de la finance, avec son conjoint.

Récemment, la petite famille s’était décidée de mettre la maison en vente, pour en bâtir une nouvelle sur le terrain voisin.

«La maison voisine nous appartenait également, mais elle était louée par des locataires. Elle a été bien plus affectée par les inondations et devait être démolie bientôt. On met ce projet sur pause, le temps de se remettre de nos émotions», indique Mme Éthier.

Résilience

D’ici à ce que la nouvelle maison soit reconstruite, la petite maison va se trouver un logis temporaire, plutôt que d’habiter dans une chambre d’hôtel.

«Ce qui nous permet de tenir le coup, c’est vraiment les enfants. On reste forts pour eux. On veut leur montrer que ce n’est pas parce qu’on vit une épreuve qu’on doit baisser les bras. On leur a promis qu’on allait tout reconstruire, mais en mieux», soutient d’une voix forte la maman.

«On leur dit que c’est correct d’être triste, mais nous sommes plus forts en famille, nous sommes résilients. On a passé au travers du défi des inondations, maintenant il y en a un autre», ajoute-t-elle.

L’enquête se poursuit pour expliquer la cause de l’incendie. L’hypothèse la plus plausible serait un trouble d’origine électrique.