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Emplois d'été à 30$ l'heure

Des étudiants écopent en raison du conflit chez ABI

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

C'est un autre dommage collatéral important du lock-out à l'Aluminerie de Bécancour: 120 étudiants y seront privés comme chaque année de leur emploi d'été entre la fin du mois de mai et le début du mois de septembre.

Ce sont des emplois qui commandent un salaire de 30$ l'heure. Un règlement rapide du conflit n'y changerait probablement rien parce que le redémarrage des deux séries de cuves à l'arrêt prendrait des mois et qu'il y aurait d'abord, pour ce faire, un rappel progressif des travailleurs réguliers.

«Tant qu'on est en conflit, tous les étudiants qui travaillent, on parle d'au-delà d'une centaine, n'auront pas leur emploi d'été, déplore Clément Masse, le président du syndicat. C'est un autre impact économique sur la communauté à cause du conflit.»

Le déclenchement du lock-out le 11 janvier avait déjà couté 80 emplois chez un important sous-traitant de l'aluminerie. Beaucoup d'autres entreprises en ont également subi les contrecoups.

Le députe caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, déplore que «le conflit éclabousse ces étudiants qui comptaient sur ces revenus pour payer leurs études». M. Martel appelle la ministre du Travail à en faire plus pour réconcilier les parties.

Pendant ce temps c'est le silence radio le plus entier entre les parties patronale et syndicale. Elles n'ont eu aucun contact depuis leur brève rencontre du 8 mars dernier. Le syndicat d'ABI vient par ailleurs de recevoir de nouveaux appuis financiers provenant de leurs camarades du secteur de l'énergie de Rio Tinto Alcan au Saguenay et des travailleurs des installations portuaires de La Baie.

La semaine prochaine c'est l'Alliance de la Fonction publique du Canada, qui compte 180 000 membres, qui viendra à tout le moins offrir un support moral.