/regional/quebec/quebec

Archéologie

Labeaume résigné au déménagement des artefacts

Stéphanie Martin | Agence QMI

 - Agence QMI

Stéphanie Martin/Agence QMI

Maintenant résigné à ce que plusieurs artefacts de Québec prennent le chemin de Gatineau, le maire Régis Labeaume cherche la meilleure façon de préserver ceux qui resteront.

Le maire de Québec a profité jeudi de sa mission en Californie pour visiter deux lieux culturels dont sa ville pourrait s’inspirer pour des projets en cours: le centre culturel Presidio, le plus vieil édifice de la région de San Francisco, qui est aujourd’hui un site archéologique, et l’Exploratorium, un musée de science et de technologie.

Le Presidio représente la «synthèse de ce qu’on veut faire à Québec», avec l’espace coopératif en archéologie au Petit Séminaire, a indiqué le maire. Le Presidio regroupe un site archéologique, un entrepôt pour les artefacts, un laboratoire et un musée. Il relate l’histoire militaire du lieu qui a une vue imprenable sur la baie de San Francisco.

«Pratico-pratique»

Le maire a révisé sa position des derniers mois, lui qui refusait le déménagement des artefacts de Parcs Canada à Gatineau. «Je veux que ça marche. Le fédéral, il n’en donnera pas d’exception. Je vais en avoir pour des années à demander une exception pour, peut-être, ne jamais en avoir. Je veux être pratico-pratique. Il faut qu’ils soient conservés quelque part.»

Le grand débat sera de savoir lesquels on laisse partir et lesquels on tient à garder à Québec, dit-il. Ceux qui partiront seront bien conservés et inventoriés sur support électronique, plaide le maire, ajoutant qu’ils devront demeurer accessibles aux chercheurs.

Les artefacts conservés à Québec trouveront une place au Petit Séminaire, assure-t-il.

M. Labeaume a aussi été impressionné par sa visite de l’Exploratorium. Très ludique, le musée était rempli d’enfants et le maire a testé plusieurs des installations.

Bien qu’il ne veuille pas quelque chose d’aussi gros à Québec, il souhaite insuffler le même esprit dans son projet promis en campagne électorale.

Après une rencontre avec les directeurs Rob Semper et Silva Raker, il a été convaincu de la pertinence d’implanter ce type de projet pour démocratiser la science et, qui sait, peut-être susciter chez les jeunes des vocations scientifiques.

Le maire a en tête un ou deux endroits pour installer une maison des sciences, au centre-ville. «On a déjà un gestionnaire et un mécène. Ça va marcher», assure-t-il.

Dans la même catégorie