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Bourse

Wall Street, affectée par les banques, finit en baisse

Agence France-Presse

Wall Street a terminé en baisse vendredi, affectée par un recul marqué du cours des valeurs financières après la publication avant la séance des résultats trimestriels des banques JPMorgan Chase, Citigroup et Wells Fargo.

Selon des résultats définitifs à la clôture, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,50% à 24 360,14 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, a abandonné 0,47% à 7106,65 points.

L'indice élargi S&P 500 a lâché 0,29% à 2656,30 points.

Malgré ces reculs, le Dow Jones a progressé sur la semaine de 1,79%, le Nasdaq de 2,77% et le S&P 500 de 1,99%.

Les cours de JPMorgan Chase (-2,71%), Citigroup (-1,55%) et Wells Fargo (-3,43%) ont fortement reculé vendredi malgré un bénéfice record de 8,7 milliards de dollars pour JPMorgan Chase, une hausse du bénéfice net de Citigroup de 12,96% à 4,62 milliards de dollars et un bénéfice net supérieur aux attentes pour Wells Fargo. Cette dernière a toutefois été affectée par le risque d'une amende d'un milliard de dollars pour la banque en raison de scandales récents.

«Il semble que les attentes étaient trop fortes» concernant les résultats, a noté Art Hogan de Wunderlich Securities.

Pour que le cours continue de monter, les bénéfices des banques «auraient dû être extraordinaires, ce qui n'a pas été le cas», a aussi commenté Tom Cahill de Ventura Wealth Management.

En conséquence, «lorsque le secteur financier a commencé à chuter, il a emporté l'ensemble du marché avec lui», a ajouté M. Hogan.

Le sous-indice des valeurs financières au sein du S&P 500 a affiché la plus forte baisse de l'indice élargi (-1,55%), emportant au passage d'autres banques telles que Goldman Sachs (-1,41%) et Bank of America (-2,77%).

Également dans l'esprit des acteurs du marché, la situation diplomatique. Le président américain Donald Trump et ses alliés envisagent une réponse militaire en Syrie à la suite d'une attaque chimique présumée du régime de Bachar al-Assad - soutenu par Moscou - à Douma.

«L'une des grandes questions est de savoir si les nouvelles géopolitiques et commerciales s'adouciront suffisamment pour permettre au marché de se concentrer pleinement sur la saison des résultats qui s'annonce solide», a estimé Karl Haeling de LBBW, rappelant la croissance moyenne attendue de 18,5% des bénéfices.

Le marché obligataire progressait: le taux d'emprunt à dix ans des États-Unis reculait à 2,822% contre 2,836% jeudi soir, et celui à trente ans à 3,029% contre 3,043% la veille.