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En prison à vie

Accusation de possession d'arme contre Paul Bernardo : le père d'une victime s’interroge

Agence QMI

Le père d’une des victimes du criminel Paul Bernardo ne s’explique pas que ce dernier puisse se retrouver maintenant avec un chef d’accusation de possession d’arme.

«Je pensais qu'il y avait une tonne de sécurité et des caméras?» a dit Doug French en entrevue au «Toronto Sun».

Sa fille Kristen, 15 ans, a été assassinée par Paul Bernardo en 1992.

Bernardo purge depuis une peine d’emprisonnement à vie pour l'enlèvement, les viols et les meurtres prémédités de deux adolescentes, Kristen French et Leslie Mahaffy, 14 ans. Il est détenu au pénitencier de Millhaven.

Vendredi, Bernardo a brièvement comparu par vidéoconférence à Napanee. Selon les documents de cour, l'infraction alléguée a eu lieu le 9 février à l'établissement à sécurité maximale de Millhaven. L’arme dont il est question serait fabriquée à partir d'une vis et d'un stylo, selon Global News.

«C'est déchirant pour les familles», a confié Tim Danson, l'avocat des familles des victimes du tueur en série. «La douleur et l'angoisse n'ont jamais disparu, a-t-il dit. Paul Bernardo est un psychopathe et un prédateur sexuel sadique. Il n'a jamais eu de remords.»

Doug French se demande si Bernardo allait utiliser l’arme contre lui-même.

Il a aussi déploré n’avoir pas été averti de la situation. Me Danson a d’ailleurs confié que ce sont les médias qui ont révélé la comparution de celui qui est l’un des criminels ayant le plus marqué l’histoire judiciaire du Canada.

La prochaine comparution de Bernardo est prévue le 18 mai prochain.

Bernardo avait 28 ans, en 1993, au moment des crimes commis avec la complicité de sa conjointe de l’époque, Karla Homolka. Il a aussi confessé avoir violé 14 autres femmes, ce qui lui a valu le surnom de «violeur de Scarborough». Il a aussi reconnu près d’une douzaine d’autres agressions.

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