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Oléoduc

Trans Mountain: les Premières Nations du Québec s’opposent aussi au projet

Agence QMI

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) a affirmé sa solidarité avec les Premières Nations de l’ouest du pays qui s’opposent au projet d’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain, qui achemine le pétrole de l’Alberta à un terminal portuaire en Colombie-Britannique.

L’APNQL a également déploré l’exclusion des Premières Nations d’une rencontre entre les premiers ministres de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et du Canada.

«Le gouvernement du Canada s’est engagé à mettre en œuvre les principes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, a souligné par communiqué Ghislain Picard, chef de l’APNQL. Ce gouvernement s’est aussi engagé sur la scène internationale en faveur de la lutte contre les changements climatiques. Personne ne sortira gagnant de la crise actuelle exacerbée par cette contradiction entre la parole et les gestes.»

L’APNQL a rappelé que 150 Premières Nations du Canada et des États-Unis ont conclu une alliance pour s’opposer au projet de l’entreprise Kinder Morgan. L’Assemblée avait d’ailleurs adopté l’an dernier une résolution demandant au Mouvement Desjardins de retirer un prêt de 145 millions $ consenti à l’entreprise pour le projet Trans Mountain.

Les chefs Serge Simon, de Kanesatake, près de Montréal, et Jean-Charles Piétacho, d’Ekuanishit, sur la Côte-Nord, ont également participé à un rassemblement en Colombie-Britannique, le 10 mars dernier, en solidarité avec les Premières Nations.

«Les Premières Nations au Québec ont joué un rôle de premier plan dans la campagne pour barrer le chemin à l’oléoduc Énergie Est, a affirmé M. Simon. Si Ottawa s’entête à appuyer le projet malgré la vive opposition de nombreuses Premières Nations, tous les signataires du traité seront solidaires de nos frères et sœurs.»

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