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Libération conditionnelle

Un chauffard incorrigible restera derrière les barreaux

Axel Marchand-Lamothe | Agence QMI

Un incorrigible chauffard qui a causé la mort d’un père de famille alors qu’il roulait ivre à haute vitesse vient d’échouer dans sa tentative d’obtenir une libération conditionnelle, en raison de son risque de récidive et de dangerosité élevé.

Depuis mai 2016, Pascal Vinet, 34 ans, purge une peine d’emprisonnement de quatre ans et demi pour avoir tué Charles Foucault, un père de trois enfants, lors d’un grave accident à Beauharnois, en 2012.

«Vous êtes considéré comme un individu immature, inconscient, irresponsable et insouciant, agissant au gré de ses besoins et de ses désirs», a noté la Commission des libérations conditionnelles dans sa décision, au début d’avril.

Permis suspendu 14 fois

Le détenu a une longue feuille de route en matière d’infractions au Code de la sécurité routière. Il a vu son permis être suspendu 14 fois relativement à une trentaine de manquements.

Au moment de l’accident fatal, Vinet avait un taux d’alcoolémie de 0,198 et circulait à 126 km/h dans une zone de 50 km/h. Lors de l’embardée, M. Foucault a été éjecté de la boîte de la camionnette dans laquelle il prenait place.

Dans leur rapport, les commissaires ont aussi reproché au récidiviste son absence de respect pour les lois, même durant les procédures judiciaires. Alors qu’il était en liberté sous condition, il s’est fait arrêter sans permis à 32 km/h au-dessus de la limite permise.

«Pas ouvert»

La Commission a rappelé que depuis qu’il est incarcéré, «ses niveaux de motivation et de responsabilisation sont évalués faibles».

Selon le panel, Vinet ne reconnaît toujours pas l’ampleur de son problème de consommation. Signe qu’il n’a pas appris en détention, il a également échoué à deux tests de dépistage de THC depuis qu’il est derrière les barreaux.

«Vous n’êtes pas ouvert à l’aide professionnelle offerte qui aurait permis un travail plus en profondeur et de meilleures prises de conscience. Conséquemment, la Commission n’est pas en mesure de constater des changements observables et mesurables», ont d’ailleurs souligné les commissaires pour justifier leur refus.

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