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Nouvelle comédie du Club illico

Anne Dorval et Marc Labrèche dans «Léo»

Agence QMI

Le comédien Fabien Cloutier pourra compter sur Anne Dorval (une coiffeuse et mairesse d’un village de région) ainsi que sur Marc Labrèche (son patron à l’usine) dans sa nouvelle série humoristique «Léo», qui atterrira sur le Club illico à la fin de l’année, a-t-on appris lundi.

Mais attention, il ne faut pas s’attendre à retrouver le célèbre tandem du «Cœur à ses raisons» dans la nouvelle comédie de situation, dont les tournages s’amorceront ce printemps.

«On ne cherchait pas à recréer le duo. Ils ne vont se rencontrer peut-être qu’une seule fois. Il s’agissait d’abord de trouver qui avait le potentiel de jouer toutes les situations. Je crois qu’ils vont encore nous surprendre», a précisé Fabien Cloutier lors d’une téléconférence.

D’ailleurs, la distribution compte aussi d’autres grosses pointures, «des gens extraordinaires», notamment Julien Poulin (le père de Léo), Steve Laplante (Chabot, l’ami de Léo) – également parmi les auteurs au générique –, et Marie-Laurence Moreau, qui fera battre le cœur de notre héros. D’autres visages connus feront également des apparitions au fil des 12 épisodes, de 30 minutes chaque.

Soirée ARTIS

À la dernière soirée ARTIS, l’humoriste Fabien Cloutier avait eu la surprise d’apprendre en direct du tapis rouge que son projet de série, inspirée de ses one-man-shows «Scotstown» et «Cranbourne», allait se concrétiser.

«J’ai créé ce personnage-là en 2005. Il était alors âgé dans la jeune vingtaine, a raconté le comédien beauceron. Je voulais qu’il ait mon âge aujourd’hui. Avant, il cherchait plus à faire la fête. À 40 ans, il cherche le bonheur. Avoir envie d’être heureux, ça n’appartient pas aux régions, ni à une ville, ni à une classe sociale. C’est un besoin profond qu’ont tous les gens.»

Le principal protagoniste, un décrocheur, a beaucoup festoyé dans sa jeunesse prolongée, a cumulé les courtes fréquentations et n’a d’expérience de travail que des petits boulots au noir. «Il fait partie de ce 40 % de gars qui ne finissent pas leur secondaire, qui doivent se trouver un travail, des gars qui vont souvent avoir des conjointes plus scolarisées qu’eux, qui gagnent un plus gros salaire eux», a détaillé celui qui lui prête ses traits.

Le bonheur ordinaire

Au tournant de la quarantaine, Léo se cherche et se prend à rêver d’une vie ordinaire, de «trouver l’amour» avec qui partager sa vie, entouré des siens, à faire des barbecues sur le patio. «Il va rejoindre le monde par sa simplicité, sa bonté et le fait que ses défauts ne sont pas gommés. C’est ce qui va le rendre attachant», a promis le comédien en nomination à la prochaine soirée ARTIS.

Le village fictif de Wallace (sur la Rive-Sud de Montréal), une petite communauté tissée serrée, servira de théâtre aux péripéties de notre bougre. «On est en région pour vrai. Les situations des personnages le prouveront tout au long.»

«On veut magnifier la campagne plutôt que de la rendre misérabiliste, faire sortir la lumière des personnages», a précisé pour sa part le réalisateur Jean-François Chagnon («Like-moi», «Les appendices», «Bye bye»).

«Léo» sera disponible sur Club illico à la fin de l’année.