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«Environnement de travail et d’apprentissage toxique»

Inconduites sexuelles à McGill: des profs appuient les étudiants

Dominique Scali | Agence QMI

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Plus d’une centaine de professeurs appuient les étudiants de l’Université McGill qui dénoncent le manque de transparence de leur direction dans les dossiers de violences sexuelles.

«Ce serait contraire à notre devoir de ne pas ajouter nos voix à celle des étudiants», peut-on lire dans une lettre datée de lundi et signée par 148 membres du corps professoral.

Depuis près de deux semaines, l’Association étudiante de l’Université McGill demande la tenue d’une enquête externe sur la façon dont les cas d’inconduites sexuelles de professeurs sont traités, certains étant toujours en poste malgré les dénonciations.

Cela «crée un environnement de travail et d’apprentissage toxique, en plus de faire peser un fardeau invisible sur les épaules des autres universitaires», abondent les professeurs.

Poulami Roychowdhury, du département de sociologie, est une des professeurs qui ont apposé leur nom à la fin de cette lettre.

«En tant que membre du corps professoral, nous avons des pouvoirs que les étudiants n’ont pas. Certains en abusent. Mais nous pouvons aussi utiliser ce pouvoir pour changer les choses», a-t-elle expliqué.

Au moment de publier, l'Université McGill n'avait pas commenté.

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