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Palais des congrès de Montréal

L'industrie aéronautique prend le virage numérique

TVA Nouvelles

La Semaine de l'aérospatiale est en cours à Montréal et c'est une occasion pour les entreprises de pointe de cette industrie de se pencher sur le principal enjeu des prochaines années, le virage numérique.

Les gros joueurs de l’aéronautique – Boeing, Airbus, Bombardier, etc. – sont tous au Palais des congrès de Montréal cette semaine et ce qui est sur toutes les lèvres, c’est le défi titanesque du virage numérique qui attend l’industrie.

Plus que jamais, le développement technologique est un moteur de croissance pour l'industrie aérospatiale. De la conception des pièces d'avion, à l’entretien des aéronefs.

«Le robot va faire des opérations de maintenance qu'un être humain ne pourrait pas faire», fait valoir David Bourret, chef de section chez L-3 MAS.

Tant chez les fabricants de pièces que les constructeurs d'avions, certains tardent à se moderniser.

«Il y a encore un peu de résistance. On a encore beaucoup de travail d'évangélisation à faire pour leur faire comprendre tous les bienfaits. En termes financiers, ne serait-ce aussi que pour aider à la pénurie de la main-d’œuvre, aussi pour la prise de décisions.»

Le Québec ne veut pas rater l’avion

Le Québec est considéré troisième capitale mondiale de l'aérospatiale et il doit se préparer pour combler les besoins. D'ici 2036, le monde aura besoin de 35 000 nouveaux avions commerciaux et de 22 000 nouveaux hélicoptères.

«Il faut absolument que l'on trouve la main-d’œuvre nécessaire pour faire en sorte que ces contrats-là voient le jour parce que ces entreprises qui grandissent, ça fait des régions qui sont plus prospères partout à travers le Québec», a déclaré la ministre de l’Économie du Québec Dominique Anglade lundi.

Pour répondre à la demande, 30 000 nouveaux employés seront nécessaires; un enjeu préoccupant.

Le fédéral a annoncé lundi une aide de 49,5 millions de dollars pour aider Bell Helicopter à développer l'hélico de l'avenir : écoénergétique et, surtout, sans pilote.

L'aérospatiale au Québec représente 40 000 emplois et 15 milliards de dollars de ventes par année.

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