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Politique fédérale

Ottawa lève des obstacles pour des immigrants malades ou handicapés

Agence QMI

Le gouvernement Trudeau lève des barrières qui empêchaient des immigrants handicapés ou souffrant de maladies graves de s’établir au pays.

Présentement, le gouvernement canadien peut refuser la demande d’un candidat à l’immigration si le coût des services nécessaires pour traiter son problème de santé dépasse 6655 $ annuellement, ou 33 275 $ sur cinq ans.

Or, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé, lundi, qu’il triplerait ces deux seuils parce qu’ils ne correspondent pas aux «valeurs canadiennes ni à la priorité du gouvernement du Canada concernant l’inclusion des personnes handicapées».

De plus, le gouvernement fédéral ne calculera plus dans ses seuils les services sociaux liés à l’éducation spécialisée, le soutien à la personne et la réadaptation sociale et professionnelle.

Selon le gouvernement, de nombreux candidats seront désormais admissibles, en particulier les personnes dont les problèmes de santé exigent essentiellement des médicaments sur ordonnance payés par l’État, comme ceux nécessaires au traitement du VIH.

Le ministre de l’Immigration canadienne, Ahmed D. Hussen, a assuré que son gouvernement paiera pour les coûts liés à cette politique grâce aux transferts fédéraux en santé, mais qu’il doit «attendre de voir à combien ils s’établiront».

Pas assez loin

Pour leur part, un regroupement d’organismes communautaires a déploré le fait qu’Ottawa puisse toujours refuser la résidence permanente à un citoyen ou sa famille pour des raisons de santé, même s’il a salué certaines avancées.

«Le problème principal persiste: les citoyens qui ont un handicap sont toujours considérés comme un fardeau pour la société canadienne», croit l’Alliance des travailleurs migrants pour le changement, par communiqué.

De son côté, le ministre québécois de l’Immigration, David Heurtel, n’a pas souhaité commenter la situation, puisqu’«il y a présentement des discussions qui se poursuivent entre le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral».

Chaque année, près de 1 000 candidats à la résidence permanente et temporaire font l’objet d’un constat d’interdiction de territoire pour motifs sanitaires. Il s’agit de 0,2 % des candidats qui se soumettent à un examen médical.

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