/news/law

Vol de 35 000 $ à ses employeurs

Peine de 37 mois de prison pour une fraudeuse en série

Sophie Côté | Agence QMI

law theme, mallet of the judge, justice scale, books, wooden desk

Sebastian Duda - stock.adobe.com

Une fraudeuse en série de Québec qui a volé plus de 35 000 $ à deux de ses employeurs, dont un organisme à but non lucratif, a reçu une peine «significative» de 37 mois de prison.

Josée Labadie, 47 ans, une multirécidiviste qui a de nombreux antécédents judiciaires en matière de fraude depuis 1992, a subtilisé dès 2013 une somme d’un peu plus de 21 000 $ à son employeur, le CFP Wilbrod-Bherer, en «volant des chèques» de ce dernier et en les «falsifiant à son profit», a rappelé le juge Jean Asselin lors du prononcé de sa sentence vendredi.

Alors qu’elle était en attente de son procès, l’accusée a utilisé le même «modus operandi» en 2016 et 2017, volant ainsi un peu plus de 14 000 $ à l’organisme sans but lucratif Entreprise de formation Dimensions – qui aide les jeunes en difficulté –, où elle était adjointe administrative.

«C’est moi, la pire victime»

Il s’agit «d’un agir criminel subtilement orchestré dans le seul but de s’approprier des biens pour son bénéfice personnel en abusant de la confiance de ses employeurs», a soutenu le magistrat, qui a statué qu’une peine «significative» devait lui être imposée.

Étant détenue depuis sept mois, l’accusée, qui a plaidé coupable, doit donc encore purger près de 30 mois de prison. Il lui sera aussi interdit, pendant six ans, d’occuper un emploi ou un travail bénévole où elle pourrait être en contact avec des ressources financières. Bien que le risque de récidive est toujours présent, le juge a souligné prendre en compte les «efforts» de l’accusée depuis sa détention pour tenter «une amorce de réhabilitation».

Labadie a expliqué avoir commis ces fraudes «pour ne pas perdre» ce qu’elle avait avec son conjoint malade. «Je le ressens que je suis coupable [...] pis je suis pas bien, pis j’ai fait beaucoup de victimes là-dedans, mais c’est moi, la pire victime là-dedans», a-t-elle dit au tribunal, en pleurs, avant de clarifier sa pensée. «Regardez, j’ai tout perdu [...]. Je m’en veux pas mal de ce que j’ai fait. Si je pouvais les voir tous ces gens-là, pis m’excuser en personne, je le ferais», a plaidé la multirécidiviste.