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«Cybersecurity Tech Accord»

Des géants des technos s'engagent à mieux lutter contre les cyberattaques

Agence France-Presse

Une trentaine de groupes technologiques mondiaux, dont les géants américains Microsoft et Facebook, ont promis mardi de mieux lutter contre les cyberattaques, notamment en refusant d'aider les gouvernements, quels qu'ils soient, à en lancer.

Ce «Cybersecurity Tech Accord» promet de «défendre les clients partout dans le monde d'attaques émanant d'entreprises ou d'États-nations cybercriminels» quelles qu'en soient les motivations, «criminelles ou géopolitiques», est-il écrit dans un communiqué, diffusé sur un site internet dédié.

«Les attaques dévastatrices l'an dernier montrent que la cybersécurité, ce n'est pas l'affaire d'une seule entreprise», a indiqué le président de Microsoft Brad Smith, cité dans le communiqué.

Cet accord pose des «principes» et aidera à «travailler ensemble de façon plus efficace», ajoute le dirigeant.

Les signataires «créeront une protection plus forte contre les cyberattaques», dit l'accord.

Notamment, ils «n'aideront pas les gouvernements à lancer des cyberattaques contre des citoyens et des entreprises innocents et empêcheront toute manipulation ou exploitation de leurs produits et services à toute étape de développement, conception et distribution des technologies», dit-il encore.

Parmi les 34 signataires, on trouve des équipementiers et opérateurs télécoms, des fabricants de logiciels, des groupes internet, des fabricants de microprocesseurs, comme le suisse ABB, les américains Cisco, Facebook, HP, Microsoft, Oracle, ou encore le finlandais Nokia ou l'espagnol Telefonica.

Les attaques informatiques d'ampleur se sont multipliées l'an dernier, notamment Wannacry et NotPetya, et certains pays, en particulier la Russie, sont régulièrement pointés du doigt.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont d'ailleurs émis lundi une rare alerte conjointe concernant une «cyberactivité malveillante» de l'État russe visant les administrations, les infrastructures ou les fournisseurs d'accès à internet. Washington attribue à Moscou de nombreuses cyberattaques, notamment NotPetya qui a paralysé des milliers d'ordinateurs dans le monde en juin 2017.