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Vente d'un Chagall

Le Musée des beaux-arts du Canada ne veut pas partager le «Saint Jérôme»

Agence QMI

MUSÉE DE LA CIVILISATION DU QUÉBEC

Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) a balayé l'idée de partager la propriété du «Saint-Jérôme», qu'il compte acquérir, avec le Musée de la civilisation à Québec et le Musée des beaux-arts de Montréal, eux aussi en lice pour mettre la main sur le tableau.

Les deux musées québécois ont expliqué vouloir mettre la main sur la peinture du Français Jacques-Louis David afin de conserver l'œuvre au Québec. Le tableau, peint au 18e siècle et intitulé «Saint Jérôme entendant les trompettes du Jugement dernier», est actuellement détenu par la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Québec.

«Nous nous trouvons à cinq minutes de marche de la quatrième plus grosse ville du Québec (Gatineau). Il ne s'en va pas en Arabie saoudite ou en Russie, il s'en va à Ottawa. Je ne comprends vraiment pas où est le problème», a confié le directeur du MBAC, Marc Meyer, au «Globe and Mail».

M. Meyer a rejeté la main tendue par les musées québécois, qui sont en faveur d'un partage de l'œuvre. «Ça ne fonctionne pas comme ça pour les peintures de grands maîtres. C'est une pièce avec de la peinture vieille de 250 ans. Ce n'est pas l'enfant d'un couple divorcé qui va et vient d'un parent à l'autre», a souligné le directeur.

Le MBAC a déposé une offre de «plusieurs millions» de dollars pour acquérir le «Saint Jérôme» en décembre dernier. Pour ce faire, le musée compte se départir de la toile «La tour Eiffel» de Marc Chagall lors d'une vente aux enchères en mai.

Le Musée de la civilisation, qui a un droit de premier refus lui permettant d'égaler l'offre du MBAC pendant six mois, cherche à amasser les fonds nécessaires d'ici la date butoir du 11 juin.

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