/news/politics

Rachat de billets de spectacles

Un projet de loi pour lutter contre les «robots scalpers»

Charles Lecavalier | journal de Québec

Les habitués des sites de rachat de billets seront mieux protégés alors que le gouvernement Couillard va serrer la vis aux «scalpers» qui utilisent des robots effectuer des achats de masse.

«Avec ce projet de loi, nous venons mieux encadrer la revente des billets afin de protéger les consommateurs et par le fait même de protéger nos auteurs, nos producteurs et nos artistes», a lancé la ministre responsable de la protection des consommatrices Lise Thériault mercredi.

Si elle est adoptée, cette pièce législative agira sur deux aspects de la vente de billets par des revendeurs. Premièrement, de nouvelles règles viennent interdire l'utilisation des logiciels «robots» qui leur permettent d'acquérir un grand nombre de billets très rapidement. Québec compte sur la participation des producteurs de spectacles, qui devront faire une dénonciation pour déclencher une enquête.

«Ces robots sont détectables, particulièrement pour les gens qui les mettent en vente, que ce soit le Centre Vidéotron ou d’autres organismes. Normalement, quand tu mets tes billets en vente, tu es capable de voir qui les a achetés, surtout quand tu fais des achats de masse. C'est ça qu'on vient interdire», a indiqué Mme Thériault. Les fautifs feront face à des amendes de 2000 $ à 100 000 $.

Québec va aussi permettre aux consommateurs qui se procurent un billet sur des sites de reventes de demander à leur fournisseur de carte de crédit de nullifier une transaction, même à plusieurs mois d’intervalle, si le spectacle est annulé ou si le billet est frauduleux.

Si la loi est adoptée, les revendeurs devront informer l’acheteur que le prix payé pour le billet acheté en revente lui sera remboursé si l’événement auquel le billet donne accès est annulé ou s’il ne correspond pas à la publicité ou à la représentation faite lors de la revente.

La pièce législative va aussi interdire aux banques de faire de la sollicitation dans les cégeps pour que les étudiants se procurent des cartes de crédit et encadrera les contrats d’hébergement en temps partagé.

Dans la même catégorie