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Tolérance zéro

Le cannabis ne sera pas le bienvenu sur les chantiers de construction

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Les représentants de l’industrie de la construction, rassemblés au centre-ville de Montréal lundi, ont indiqué qu’ils n’allaient pas tolérer la consommation de cannabis sur les chantiers, même si la drogue douce sera légalisée, l’été prochain, par le gouvernement fédéral.

En entrevue à TVA Nouvelles, le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet, a été clair en déconseillant fortement aux ouvriers d’entrer au travail avec les facultés affaiblies.

«Tu risques de mettre en danger ta vie et celles des travailleurs autour de toi. D’ailleurs, ce n’est pas qu’il légalise le cannabis que nous n’avions pas déjà cette notion de zéro tolérance. C’est une règle dans le secteur de la construction, c’est comme ça», a déclaré M. Ouellet.

La ministre responsable de l’Habitation, Lise Thériault, a aussi abondé dans le même sens.

«On convient tous que sur les chantiers de construction, il y a un risque ou un facteur de dangerosité qui fait que la consommation doit être complètement bannie. Il faut bien protéger nos travailleurs, mais il y a aussi de la sensibilisation à faire», a expliqué la ministre Thériault.

Même son de cloche du côté Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International).

«Il y a encore beaucoup d’inconnus. Il faut dire que nous sommes déjà bien outillés pour affronter les problèmes de consommation et aider les travailleurs. Toutefois, prenons l’exemple du travailleur qui fume un joint durant sa pause, il faudra voir comment on aborde cette situation. Chose certaine, les syndicats n’endossent pas ce type de comportement, c’est comme la consommation de l’alcool qu’on ne tolère pas non plus», a soutenu Michel Trepanier, président du CPQMCI.

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) s’est dite préoccupée par l’application de la loi.

«Le projet de loi, lui, nous semble assez rassurant étant donné qu’il y a cette interdiction de produire à domicile, cette possibilité pour les propriétaires d’interdire dans les baux existants aux locataires de consommer du cannabis. Or, si le locataire ne respecte pas la loi ou le règlement de l’immeuble, il faudra s’adresser à la Régie du logement qui peut mettre entre six mois et un an pour entendre une cause», a expliqué Hans Brouillette du CORPIQ.

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