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Bas-Saint-Laurent et Gaspésie

Vers une grève des travailleurs sylvicoles de l'Est-du-Québec

Simon Gamache-Fortin | TVA Nouvelles

Les travailleurs sylvicoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie pourraient déclencher une grève sous peu alors que le syndicat les représentant a lancé un ultimatum aux sept entreprises de l’industrie dans la région.

Il s'agirait d'une première grève pour les quelque 350 travailleurs du milieu dans l'Est-du-Québec.

Il n'y a eu aucune avancée dans les négociations depuis que le mandat de grève a été voté le mois dernier. Le syndicat lance donc un ultimatum aux différents employeurs à quelques semaines de l'ouverture des opérations sylvicoles.

Le syndicat menace d'exercer son droit de grève si des progrès significatifs ne sont faits dans les prochaines rencontres de négociation. Les travailleurs commenceraient par quelques journées de grève, mais la situation pourrait évoluer jusqu'à la grève générale illimitée.

«Ça n’a pas avancé nulle part. Au contraire, je vous dirais que ç'a reculé à certains endroits. C’est inacceptable. On veut être respecté. On est prêt. Les travailleurs sont prêts, c’est une première dans notre syndicat. Ça va être une grève pouvant être illimitée si les employeurs n’avancent pas aux tables de négociation», a expliqué le président du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN), René Martel.

La CSN indique que les employés ont fait de grandes concessions lors de la crise forestière dans les dernières années afin d’améliorer la santé financière des entreprises. Depuis, la situation a changé.

La partie syndicale demande un contrat de travail de 3 ans, une augmentation globale de la rémunération de 12 % sur 3 ans et le maintien de la rémunération lorsque les salariés exercent leur droit de refus de travailler dans des conditions dangereuses pour leur santé et leur sécurité.

Il y a aussi des craintes quant au recrutement de la relève dans le domaine sylvicole. Selon la CSN, il faut améliorer les conditions de travail pour attirer des travailleurs.

«Une relève qui est inexistante. Alors, maintenant, si les employeurs veulent s’assurer d’une relève et d’un avenir autant pour la forêt que pour le travail sylvicole. Je pense que, maintenant, la balle est dans leur camp», a lancé Nancy Legendre, du Conseil central du Bas-Saint-Laurent de la CSN.