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Meurtre à Sherbrooke

Accusé d'avoir tué sa mère, son état mental est toujours incertain

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

L’affaire du meurtre d’Arlène Girard, à Sherbrooke, en janvier dernier, fait face à de nouveaux délais en raison de l’état de santé de l’accusé, Tom Néron, fils de la victime.

Selon les psychiatres, l'individu de 35 ans n'a pas les capacités requises pour faire face aux procédures judiciaires.

La psychiatre judiciaire Karine Forget avait émis certains doutes en avril au moment de soumettre son rapport sur la responsabilité criminelle de l'accusé.

Un expert indépendant mandaté par le Tribunal en vient à la conclusion que Tom Néron présente toujours d'importants symptômes de psychose, un délire religieux qui lui ferait craindre pour sa sécurité et l'amène à se méfier du personnel soignant de l'unité psychiatrique: «Ce n'est pas qu'il refuse de prendre sa médication, c'est qu'elle ne fait plus effet, ce qui était le cas au moment où il a poignardé sa mère de plusieurs coups de couteau», explique son avocat, Me Marc-André Champagne.

Mme Girard avait été poignardée à mort le 8 janvier dernier à l'intérieur de la résidence familiale de la rue Paillard, dans le secteur de Rock-Forest, à Sherbrooke.

La Dre Karine Forget avait conclu à une non-responsabilité criminelle en raison de troubles mentaux dans son évaluation en avril dernier.

Les psychiatres ont maintenant 60 jours pour trouver un nouveau traitement qui stabiliserait la condition de Tom Néron. Son dossier reviendra devant la Cour supérieure le 19 juillet.