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Lock-out

La ministre David n'a plus confiance en la direction de l'UQTR

TVA Nouvelles et Agence QMI

Exaspérée par l'absence d'avancée dans les négociations entre les professeurs et les dirigeants de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), la ministre de l'Enseignement supérieur a fait savoir, lundi soir, qu'elle retire sa confiance aux gens qui ont décrété le lock-out à l'université.

Hélène David a indiqué, via son compte Twitter, qu'elle se rendra à l'UQTR mardi.

«Après de nombreux essais infructueux visant à trouver une issue pour assurer une meilleure sérénité dans les négociations [...], je me vois donc dans l'obligation d'informer ceux et celles qui ont décrété ce lock-out qu'ils ne peuvent plus compter sur ma confiance», a écrit la ministre David.

Plus tôt lundi, Mme David avait exhorté les partis à demander l'arbitrage, à défaut de trouver un terrain d'entente, afin de mettre fin au lockout et de sauver les sessions des élèves. Advenant une fin du lock-out, les professeurs pourraient corriger les examens et colliger les notes des élèves.

Une entente doit être conclue avant le 18 mai pour sauver les sessions des élèves, avait indiqué le recteur Daniel McMahon au moment de déclencher le lock-out le 1er mai dernier.

Selon le recteur, l'UQTR se trouve dans une position difficile financièrement, avec 33,3 millions $ en déficit depuis 2014. Or, les négociations achoppent notamment sur l'embauche de professeurs permanents, réclamée par le syndicat, tandis que la direction souhaite avoir recours à des chargés de cours pour réduire sa masse salariale.

La convention collective des 439 professeurs de l'UQTR est échue depuis le 31 mai 2017.

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