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Bas-Saint-Laurent

Dur de recruter de la main-d'œuvre dans le secteur touristique

Martin Blanchet | TVA Nouvelles

Les entreprises et organismes du secteur touristique dans le Bas-Saint-Laurent ont dû redoubler d'ingéniosité pour se trouver des employés saisonniers en vue de la saison estivale.

Avec un achalandage de 80 000 visiteurs en 2017, le site historique maritime de la Pointe-au-Père, à Rimouski, emploie 37 personnes, dont 80 % sont des travailleurs saisonniers. Ceux-ci sont embauchés pour une période d'environ 20 semaines.

Le responsable de l'interprétation, Yves Tremblay, estime qu'il faut ratisser le plus large possible, des moyens traditionnels jusqu'aux réseaux sociaux, afin de mettre la main sur la perle rare.

Un peu plus à l'est, aux Jardins de Métis, à Price, fort de 60 000 visiteurs l'an dernier, le recrutement de main-d'oeuvre représente également un défi de taille.

Son directeur Alexander Reford affirme qu'il y a quelques années, les postulants faisaient parvenir leur curriculum vitae dès le mois de janvier, mais aujourd'hui, c'est plutôt au mois de mars ou d'avril.

De plus, la compétition est vive, les entreprises touristiques s'arrachant les étudiants des institutions universitaires et collégiales, notamment en tourisme.

Les Jardins de Métis comptent 65 employés, dont 85 % sont saisonniers. M. Reford s'attend à avoir de plus en plus de mal à pourvoir les postes disponibles, en raison de la retraite prochaine des baby-boomers.

Selon Alexandre Reford, les acteurs de l'industrie devront se concerter et trouver ensemble des solutions, et ce, dans un avenir rapproché.