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Nouveau président de campagne du PLQ

Taillefer veut rompre ses liens avec le PQ

Geneviève Lajoie | Agence QMI

Près d’une semaine après avoir confirmé qu’il présiderait la campagne du PLQ, Alexandre Taillefer n’a pas encore rompu tous ses liens avec le Parti québécois.

L’homme d’affaires et nouvelle vedette libérale était toujours membre en règle du parti de Jean-François Lisée mardi soir.

Dans un échange de courriels avec notre Bureau parlementaire, il a indiqué avoir l’intention de régler la situation. Impossible toutefois de rendre la carte de membre du PQ qu’il dit posséder à son insu. «Je la retournerais bien si je l’avais...», a-t-il précisé.

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Alexandre Taillefer juge qu’il serait «irresponsable» pour lui de se porter candidat

Alexandre Taillefer soutient que le PQ a «gracieusement prolongé» son membership jusqu’en 2020 après qu’il ait fait des dons à la caisse électorale du parti. Une version que réfutent les péquistes.

«Nous lui avons expliqué pourquoi il était toujours membre en règle. Il n'a pas démenti ces informations. Je pense qu'il a reconnu qu'il avait fait ces contributions-là. Et donc, on attend un courriel de sa part nous demandant de ne plus être membre, et ce sera fait dans la minute», a lancé le chef péquiste Jean-François Lisée, mardi, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

«Il voulait être chef de parti»

Dans une entrevue accordée à notre Bureau parlementaire, François Legault a admis avoir approché l’homme d’affaires Alexandre Taillefer deux fois plutôt qu’une pour qu’il joigne les rangs de la Coalition avenir Québec, sans succès.

«J’ai lunché deux fois avec lui : la première fois, il m’a dit qu’il voulait être maire de Montréal, la deuxième foi, il m’a dit qu’il voulait être chef de parti, mais il m’a dit qu’à cause de ses affaires, il ne pouvait pas être candidat en 2018», a confié le chef caquiste.

M. Legault ne cache pas sa surprise devant l’arrivée de l’ex-dragon comme président de la campagne du Parti libéral du Québec.

Selon le chef caquiste, l’arrivée d’Alexandre Taillefer chez les libéraux démontre que la course à la succession de Philippe Couillard est belle et bien lancée. «Je pense que c’est un homme d’affaires intelligent qui va apporter à la politique, a-t-il insisté. Ça va ajouter au débat, entre autres sur comment on enrichit l’ensemble des Québécois».

Flanqué du premier ministre Philippe Couillard, Alexandre Taillefer a indiqué mardi en conférence de presse à Montréal qu’il serait «irresponsable» pour lui de se porter candidat pour le PLQ en raison de ses nombreux engagements d’affaires.

«Je ne suis pas le Superman de la politique», a lancé l’ex-dragon à la blague. M. Taillefer a cependant ajouté que cette décision de ne pas se présenter aux élections n’était en aucune façon «un engagement à vie».