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Conflit de travail

Lockout à l’UQTR: l’opposition de plus en plus cinglante

Jonathan Roberge | TVA Nouvelles

Les professeurs, les étudiants, le Parti québécois et la Coalition avenir Québec: la pression vient de partout. À l’Assemblée nationale, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, ne s’est pas gêné pour écorcher la ministre Hélène David alors que le lock-out à l’UQTR s’étire depuis maintenant plus de deux semaines.

«La ministre parle, elle ‘’tweete’, mais il n’y a aucun résultat. Une loi spéciale, la tutelle, c’est pour quand?», a-t-il demandé, ne cachant plus son exaspération.

Le porte-parole péquiste en matière d’enseignement supérieur, Alexandre Cloutier, s'explique mal comment le recteur Daniel McMahon peut être encore en poste ce soir, 24h après un désaveu formel sur la place publique.

«Si mon boss m'appelle pour me dire qu'il n'a plus confiance en moi, il me semble que le message, c'est que c'est terminé», clame-t-il.

La visite d'Hélène David laisse sur leur appétit les étudiants qui espéraient une reprise rapide des cours.

«Elle nous dit à quel point elle est de tout cœur avec nous. On veut aussi des actions concrètes de sa part. Qu'elle exerce son leadership pour lever le lockout», demande le président de l’Association générale des étudiants, Frédéric Thibeault.

Plus le temps passe, plus leur cheminement académique est retardé. Leur finance et celle de Trois-Rivières en entier pourraient en souffrir.

«Si des cours sont annulés, certains étudiants pourraient passer de temps plein à temps partiel, ça aurait de graves conséquences pour les prêts et bourses.»

«On parle de ce lockout-là à travers le Québec. Ce n'est pas ce qu'on veut avoir comme visibilité. Ce sont des retombées économiques qu'on perd, des étudiants qu'on perd et de l'incertitude pour les gens qui sont là présentement», poursuit le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.

La ministre est de retour à Québec... et rien n'a changé.

«Comment se fait-il qu'on soit dans le flottement actuellement? J'espère que les prochaines heures vont nous donner des réponses, car sinon on va revenir à la charge pour en avoir des réponses!», conclut Alexandre Cloutier.

 

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