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Chicoutimi

Sans médecin depuis deux ans, elle se tourne vers sa députée

Jean Houle | TVA Nouvelles

Une femme de Chicoutimi est contrainte de se tourner vers sa députée dans l'espoir de trouver une solution. Opérée pour une tumeur cancéreuse, elle est en attente pour un médecin de famille.

La quinquagénaire, qui veut demeurer anonyme, vit d'angoisse depuis cinq mois. Elle attend de savoir si elle souffre d'un deuxième cancer.

La femme reconnaît que si elle avait prévu les délais, elle aurait gardé son ancien médecin de famille malgré son insatisfaction.

Ce mardi, plutôt que d'entrer au cabinet d’un médecin, elle est entrée au bureau de sa députée, Mireille Jean, de Chicoutimi.

«Je fais quoi, avec la députée? Je lui donne ma carte d'assurance-maladie pour qu'elle se fasse payer? La Régie me dit d'aller la voir! C'est ridicule!»

La RAMQ lui a suggéré cette démarche même si elle est inscrite au guichet d'accès à un médecin de famille.

On lui promettait un nouveau médecin en cinq semaines. Elle est toujours au même point, deux ans plus tard.

«On m'a dit qu'une infirmière du CLSC m'appellerait, mais je n’ai jamais reçu d'appel depuis», a-t-elle déploré.

Son ex-médecin l'avait déjà référée à un spécialiste. En septembre elle a pu être opérée pour une tumeur bénigne à ses glandes salivaires. Ce spécialiste a du même coup découvert une autre anomalie au tube digestif. Elle n'a toujours pas reçu les résultats de sa biopsie subie en décembre.

«J'appelle, mais ils me disent qu'ils ne peuvent pas me le donner, parce que je dois passer par mon médecin de famille. J'en ai pas!»

Les autorités de la santé suggèrent à la patiente de s'adresser directement à l'hôpital. «Si elle se présente aux archives, ils vont lui remettre son dossier», a souligné le porte-parole du CIUSSS Saguenay-Lac St-Jean, Marc-Antoine Tremblay

Ce dernier explique que la règle veut que les personnes plus vulnérables soient prises en charge plus rapidement. Le fait demeure que même si leur pouvoir est limité, les députés de la région reçoivent de telles demandes de temps à autre.

«Je vais attendre de leurs nouvelles», a dit la femme à la sortie du bureau de la Mireille Jean.