/news/society

300 vendeurs de pot recherchés

«Avoir un dossier pour possession de marijuana devrait être un atout»

TVA Nouvelles

En quête d’un emploi à la Société québécoise du cannabis (SQDC), vous devrez montrer patte blanche, car le gouvernement fera la vérification des vos antécédents criminels. Marc-Boris St-Maurice, qui milite pour la légalisation du pot depuis 25 ans, croit plutôt qu’un dossier est un atout.

La SQDC recherche des employés qui ont une «passion» pour le produit. Les 300 personnes embauchées seront formées tout l’été, mais aucune dégustation du produit n’est prévue. La SQDC travaille avec six fournisseurs afin que les vendeurs soient capables de conseiller les consommateurs sur les quelque 150 produits (cannabis séché et huiles) qui se retrouveront en magasin.

«C’est l’ironie. Ça prend des gens qui connaissent le produit, mais en même temps, le gouvernement demande des vérifications d’antécédents judiciaires. On sait très bien que quelqu’un qui a pu être passionné par la marijuana dans les 15 ou 20 dernières années, qui connaît ça, a de fortes chances d’avoir un dossier (criminel)», expose le fondateur du Centre compassion de Montréal, Marc-Boris St-Maurice.

Ce dernier croit que les vérifications de dossiers criminels, vont «aliéner ces gens-là», les freiner dans leur chance d’avoir un emploi. Il ajoute. «Ça parait peut-être un peu loufoque, mais avoir un dossier pour possession de marijuana quand on fait application pour cet emploi-là, ça devrait être un atout», appuie-t-il.

Marc-Boris St-Maurice avance que la Société québécoise du cannabis va «manquer le bateau», car le gouvernement fédéral ne veut pas faire la promotion du cannabis tout en vendant le produit. «Il va y avoir un problème. On va vouloir limiter l’information. Comment on tranche entre quelle information on peut ou pas donner aux clients», questionne-t-il.

De plus, les diverses sortes de cannabis procurent des effets différents. «Certains sont plus stimulants, d’autres plus sédatifs et si le gouvernement craint de faire la promotion, ça va brimer la capacité des employés de donner de la bonne information», conclut M. St-Maurice.

À terme, la SQDC pourrait avoir 100 à 150 points de vente et près de 2250 vendeurs de pot légal.

Dans la même catégorie