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Le taux a doublé en sept ans

De plus en plus d’enfants suicidaires

TVA Nouvelles

Sad teen girl

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En sept ans seulement, le nombre d’enfants aux prises avec des pensées suicidaires ou qui ont fait des tentatives de suicide a doublé aux États-Unis d’après une nouvelle étude plus qu’alarmante.

Une augmentation constante des admissions d’enfants suicidaires ou qui se sont gravement automutilés a été notée dans 32 hôpitaux américains pour enfants de 2008 à 2015, années répertoriées par les chercheurs de l’étude, rapporte CNN.

Les filles et garçons étudiés par les spécialistes étaient âgés de 5 à 17 ans. Tous les groupes d’âge montraient une forte augmentation, mais le plus important accroissement des idées noires et de la volonté d’intenter à leur vie ont été observés chez les adolescentes.

«Au cours des deux ou trois dernières années, nous avons constaté qu'un nombre croissant de lits d'hôpital ne sont plus utilisés pour les enfants diabétiques ou qui souffrent de pneumonie, mais pour des enfants en attente de placement (psychiatriques) parce qu’ils sont suicidaires», a déclaré le Dr Gregory Plemmons, présentateur de l’étude et professeur agrégé de pédiatrie à l'hôpital pour enfants Monroe Carell Jr. de Vanderbilt au Tennesse.

Triste et préoccupant

Pressentant qu’un triste et très préoccupant problème de santé publique se dessinait dans l’ensemble des États-Unis, M. Plemmons et ses collègues ont décidé d’entreprendre leur étude, informe CNN.

Ce qu’ils craignaient s’est avéré. Les taux de pensées suicidaires et de tentatives de suicide ont doublé au cours de la dernière décennie. Quelque 118 363 enfants de 5 à 17 ans présentaient un diagnostic suicidaire et d’automutilation grave.

Le Dr Plemmons affirme que la raison pour laquelle les enfants songent ou tentent de se suicider est une «question à un million de dollars», mais il avance des hypothèses. Il peut y avoir des antécédents familiaux de dépression ou de suicide, de la violence familiale, des mauvais traitements, une question d’orientation sexuelle, du harcèlement. Le spécialiste dit que tous ces facteurs de risque ont été signalés, mais qu’aucun n’a été examiné précisément.

Gregory Plemmons avance que l’une des théories prédominantes du suicide chez les jeunes est la cyberintimidation. «C’est anonyme de nos jours, c’est je crois la plus grande différence. Avant, on savait qui ils (les intimidateurs) étaient.