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Investissements

Des serres du futur «pensées au Québec»

Francis Halin | Agence QMI

 - Agence QMI

Courtoisie

Desjardins Capital investit dans les logiciels technos de «serres intelligentes» de Motorleaf permettant aux agriculteurs de mieux gérer leurs récoltes grâce à l’intelligence artificielle.

«Cette entreprise-là va avoir des retombées à l’échelle mondiale», n’a pas hésité à dire le directeur Investissement chez Desjardins Capital Jean-Philippe Coiteux. Selon lui, Motorleaf détient une innovation capitale dans un secteur normalement plus lent à s'adapter.

En gros, la société Motorleaf de Sutton, aujourd’hui à Montréal, a développé des logiciels capables d’amasser des données pour aider les agriculteurs à bien gérer leur production.

L’algorithme du goût

Par exemple, si un agriculteur trouve que sa tomate cerise a un excellent goût, il peut utiliser ses données obtenues grâce aux algorithmes pour déterminer le nombre d’heures d’ensoleillement nécessaire et la quantité d’eau exacte pour arriver à ce résultat.

À l’automne 2017, l’entreprise SunSelect a testé la technologie avec succès en Californie, selon Motorleaf. La compagnie qui fait pousser des tomates affirme avoir réduit de moitié sa marge d’erreur de ses prévisions.

Déjà mondiale

«C’est important pour nous d’être au Québec. Montréal est plein de talent en intelligence artificielle», a partagé au «Journal de Montréal» le cofondateur et chef de la direction de Motorleaf, Alastair Monk.

Sa ronde de 3,65 millions $ va le pousser à passer à 17 employés le mois prochain. En plus de Desjardins Capital, Radicle Growth, Real Ventures, Fluxunit et BDC Capital y ont participé, a noté M. Monk.

Fondée il y a à peine deux ans, Motorleaf est d'ailleurs déjà présente en Pologne, en Moldavie, au Mexique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, en plus du Canada et des États-Unis.

Son patron Alastair Monk aime que ses collègues viennent d’un peu partout dans le monde. De l’Iran à l’Angleterre, en passant par les Philippines ou le Québec, cette diversité des cultures est une richesse pour lui. Il l’appelle d’ailleurs ses «Nations Unies».

C’est d’ailleurs cette équipe qui a charmé la plus haute direction de Desjardins Capital. «On a des gens qui ont une vision à long terme comparable à celle de Desjardins», a fait valoir son vice-président principal Investissements Sylvain Dupuis.

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