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La SQ n'écarte aucune hypothèse

Incendie à la station plein-air Val-Mauricie: un geste délibéré?

Jonathan Roberge | TVA Nouvelles

La Sûreté du Québec (SQ) maintient que toutes les hypothèses sont sur la table, mais plus les indices s'accumulent, plus il semble que l'incendie à la Station plein-air Val-Mauricie de Shawinigan a été délibérément allumé par des adolescents le 11 mai dernier. Ce ne serait d'ailleurs pas la première fois que des vandales tentent d'y mettre le feu.

C'était devenu le lieu de rassemblement d'un petit groupe d'étudiants à l'extérieur des terrains de l'école, mais surtout à l'abri des regards de ses surveillants.

«Il y a toujours eu des jeunes qui venaient faire des niaiseries et consommer. La Sûreté du Québec assurait une surveillance fréquente près du chalet de ski pour tenter de limiter les actes de vandalisme, particulièrement durant la saison morte. Malheureusement, ils ne peuvent pas être partout à la fois. L'automne dernier, on a vu des traces de feu sur le bas des murs et des dessins de feuille de pot. Les jeunes se trouvent drôles, mais j'espère qu'il n'y a personne d'assez idiot pour vouloir mettre le feu en entier à la bâtisse», a ragé la PDG du parc de l'Île Melville, Marie-Louise Tardif.

L'incendie de vendredi dernier a été extrêmement violent. La Sûreté du Québec, qui a saisi les bandes vidéo des caméras de surveillance, n'a pour l'instant procédé à aucune arrestation.

«J'ai reçu des appels et des textos me disant que des jeunes se sont vantés à l'école d'avoir mis le feu ici. C'est dommage, ça entache la réputation de l'école secondaire Val-Mauricie qui offre un enseignement académique supérieur. Ce sont assurément des gestes isolés d'une minorité de jeunes. Il ne faut pas généraliser même si c'est choquant», a-t-elle conclu.

«Nous sommes au fait de ces rumeurs. Les enquêteurs rencontrent des gens, des étudiants, des professeurs et des voisins qui auraient pu être témoins de quelque chose afin de valider le bien-fondé de ces informations», a dit mercredi la sergente Éloïse Cossette de la SQ.

Des emplois en péril?

Rejoint au congrès de l'Union des municipalités du Québec à Gatineau, le maire de Shawinigan, Michel Angers, confirme qu'aucune décision n'a encore été prise quant à une éventuelle reconstruction.

Le parc de l'Île Melville n'assurait que la gestion et les opérations du centre de glisse. Vingt-huit emplois saisonniers sont maintenant en jeu.

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