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Québec-Lévis

Le gouvernement Couillard refuse de revoir la zone d’étude du troisième lien

Marc-André Gagnon | Agence QMI

Simon Clark, Agence QMI

Malgré les pressions effectuées par la CAQ et le maire Gilles Lehouillier, le gouvernement Couillard refuse de revoir la zone d’étude du projet de troisième lien entre Québec et Lévis.

«Je pense qu’on a déjà été clair sur cette question-là. Maintenant, il y a un contrat qui est signé. Il y a un consortium qui a le devoir de procéder selon les devis actuels et c’est ce sur quoi on travaille», a signalé le ministre des Transports, André Fortin, mercredi, en marge d’une annonce à Québec.

«Il n’est pas question de reculer comme le suggère la CAQ, Éric Caire en particulier. Nous sommes au bon endroit», a indiqué à son tour la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, à la sortie du caucus libéral.

Une carte publiée récemment par le ministère des Transports révèle que le territoire d’étude du projet d’implantation d’un nouveau lien entre Québec et Lévis s’étend de Donnacona et Saint-Antoine-de-Tilly, à l’ouest, jusqu’à Saint-Tite-des-Caps, à l’est.

De Donnacona à Saint-Tite-des-Caps

C’est à l’intérieur de cette zone que le Groupement mobilité inter-rives, composé des firmes Stantec, Tetra Tech et Hatch, réalisera l’étude d’opportunité qui lui a été confiée avec la conclusion, lundi, d’un contrat de 6,723 millions $.

La ministre Tremblay nie que cette zone d’étude est trop large, comme le laissent entendre la CAQ et le maire de Lévis.

«Elle est quand même assez restreinte», a rétorqué l’élue libérale de Chauveau devant la presse parlementaire.

La ministre Tremblay assure toutefois qu’elle partage l’avis exprimé lundi par le premier ministre Philippe Couillard, à savoir que «beaucoup d’arguments militent» en faveur d’un troisième lien qui serait situé à l’est, dans le secteur de l’île d’Orléans.

«C’est vrai qu’en ce moment on entend plus, sur la scène publique, des arguments qui militent en faveur d’un troisième lien à l’est, a dit Mme Tremblay, mais le premier ministre a aussi dit: "laissons travailler les experts".»

Elle et son collègue André Fortin jugent tout de même nécessaire de prendre en compte les déplacements de la grande région de Québec.

«Si on a proposé d’étudier d’est en ouest, c’est parce qu’on avait des raisons de le faire, a expliqué Mme Tremblay. [...] J’ai rencontré et le maire de Québec, et le maire de Lévis, a-t-elle rappelé. Ce n’est pas pour rien qu’on a proposé ça.»

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée

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