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DPJ débordée

Les sectes au cœur des débats à l'Assemblée nationale

Nicolas Lachance | Journal de Québec

Alors que l’opposition réclame un examen des sectes et plus d’aide pour les intervenants de la DPJ, le gouvernement soutien qu’il «pose des gestes» afin de protéger les jeunes isolés dans ces groupes religieux non conformes.

L’Assemblée nationale réagissait ainsi aux informations publiées par Le Journal mercredi matin signalant que les interventions auprès des familles prises dans les griffes de sectes sont en hausse au Québec, en raison de cas complexes d’abus chez les enfants.

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«Les intervenants de tous les milieux manquent cruellement de formation», peste la députée de Taschereau, Agnès Maltais, qui réclame depuis de nombreux mois que l’Assemblée nationale se penche sur le phénomène des groupes à dérives sectaires.

«Le Parti québécois a interpellé plusieurs fois le gouvernement (...) La réponse du gouvernement a toujours été un “non” retentissant».

Ainsi, elle critique sévèrement les méthodes du gouvernement qui se contente de la création d’un guide d’intervention et une formation en milieux de pratique clinique.

«Il y a une logique d'enfermement (...) Il y a un besoin d'avoir une vision d'ensemble», a affirmé la députée péquiste en s’adressant à la ministre Lucie Charlebois lors de la période de questions au Salon bleu, critiquant que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) talonne le gouvernement depuis trois ans pour qu'on mette en place des recommandations.

«Troublant»

En entrevue, le député de la Coalition Avenir Québec, Simon Jolin-Barrette, a souligné que les informations publiées dans Le Journal étaient troublantes. «C’est inacceptable que le Québec laisse dernières lui des enfants comme ça qui sont endoctrinées», a relaté le porte-parole en matière de Justice de la CAQ. «Il faut que la DPJ ait les ressources pour intervenir. Il faut faire en sorte que le Québec ne laisse pas ces enfants-là être victime des sectes».

La CAQ, qui désire «lutter contre ces sectes», demande un portrait réel de la situation à la DPJ.

«Dénoncez»

Invitant les personnes qui «se sentent victimes» à dénoncer, la ministre responsable de la protection de la jeunesse affirme prendre ses responsabilités dans ce dossier et répondre aux recommandations de la CDPDJ.

«La Commission des droits de la personne a effectivement produit des rapports, que j'ai pris en considération. On a posé des gestes», a mentionné la ministre Charlebois.

«On ne peut pas débarquer sans ces communautés-là comme partout ailleurs. Il faut savoir comment aborder cette question-là et on a recruté des spécialistes en la matière pour pouvoir agir», plaide la ministre qui assure que le guide permettra de former une multitude d’intervenants de tous les milieux.

«Veut-on vraiment s'occuper des enfants? Je laisse ça à l'appréciation de la population», a-t-elle dit en réaction aux critiques d’Agnès Maltais.

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