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Tour du silence de Montréal

Un vibrant hommage aux cyclistes décédés sur la route

Zacharie Goudreault | Agence QMI

Plus de 300 cyclistes ont pris part à une randonnée silencieuse à Montréal mercredi soir pour honorer la mémoire des cyclistes victimes d’un accident de la route et demander aux automobilistes d’être plus prudents.

Des cyclistes de tous âges prenant part au Tour du Silence se sont réunis vers 18 h au parc du Pélican, dans le quartier Rosemont, pour attendre le départ de cette randonnée silencieuse de sept kilomètres qui s’est déroulée dans plusieurs rues de la métropole sous escorte policière.

L’an dernier, moins de 70 cyclistes avaient pris part à l’événement. La septième édition montréalaise a toutefois été particulièrement rassembleuse alors que la mère de Clément Ouimet, le jeune cycliste de haut niveau happé mortellement par une voiture sur la voie Camillien-Houde le 4 octobre dernier, était porte-parole cette année.

Catherine Bergeron, qui a chaleureusement remercié les cyclistes présents dans un discours précédant le départ de la randonnée, espère que tous les usagers de la route apprendront à mieux cohabiter pour éviter d’autres décès tragiques. L’an dernier, quatre cyclistes sont décédés sur les routes de Montréal, dont son fils.

«En étant patient, ça peut changer beaucoup de choses. Être en retard à un rendez-vous, c’est bien moins pire que de perdre quelqu’un parce que quand ça arrive, c’est un choc», a confié Mme Bergeron, qui prenait part pour la première fois au Tour du Silence, qui avait lieu dans 23 municipalités du Québec cette année.

L’humoriste et porte-parole du volet provincial de l’événement, Maxim Martin, avait également la gorge nouée lorsqu’il a livré un discours aux côtés de sa fille Livia, qui a été l’amie de coeur de Clément Ouimet.

«Ce que j’aime voir, c’est comme tout le monde s’est tenu dans cette épreuve-là », a-t-il dit.

En entrevue, il a appelé les automobilistes à être plus patients et a salué l’intention de l’administration municipale de réduire la limite de vitesse de 50 à 40 km/h sur le chemin qui traverse le mont Royal d’ici à la prochaine rentrée scolaire.

«Pendant longtemps, j’ai été de ceux qui s’opposaient aux réductions des limites de vitesse, mais je n'haïs pas ça maintenant de rouler à 40 [...] Si ça t’énerve que des cyclistes arrivent au travail plus vite que toi parce que t’es coincé dans le trafic, bien embarque sur un vélo», a-t-il lancé.

Tous les cyclistes présents, qui devaient d’ailleurs obligatoirement porter un casque mercredi pour prendre part à l’événement, ont levé celui-ci en l’air pour tenir une minute de silence quelques minutes avant le départ de la randonnée silencieuse d’une quarantaine de minutes.