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Crise du recyclage

29,2 millions pour aider le centre de tri de Montréal

Sarah Daoust-Braun | Agence QMI

L’agglomération de Montréal injectera 29,2 millions $ sur deux ans dans le centre de tri de la métropole pour l’aider à passer à travers la crise du recyclage et ainsi éviter sa fermeture.

Depuis le début de l’année, la Chine a imposé des critères très sévères sur l’importation de matières recyclables sur son territoire.

Résultat, Montréal souffre – ainsi que d’autres municipalités québécoises –, puisque le pays le plus peuplé du monde était le plus grand acheteur de matières recyclables.

L’administration de la mairesse Valérie Plante a donc décidé de verser près de 30 millions $ en 2018 et 2019 à l’entreprise Rebuts Solides Canadiens, qui traite 153 000 tonnes par année, pour lui permettre de tenir le coup et éviter que les matières recyclées soient enfouies.

Cela permettra de maintenir les activités du centre jusqu’à l’ouverture d’un nouveau centre de tri dans l'arrondissement de Lachine, dans l’ouest. Ce dernier verra le jour dans la deuxième moitié de 2019 et pourra traiter 100 000 tonnes par année. Un appel d’offres sera lancé en 2020 pour le traitement des matières dans l’est de l’île.

Un comité de travail a d’ailleurs été formé mercredi lors des assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), en collaboration avec Recyc-Québec, pour trouver des solutions à la crise du recyclage et des façons d’exporter les matières ailleurs qu’en Chine.

Patrick Lemieux, porte-parole de l’UMQ, a reconnu que la situation était préoccupante, mais pas critique pour l’ensemble du Québec.

«Pour l’instant, ce n’est pas une crise majeure dans le sens où les municipalités sont en train de voir comment ça peut les affecter», a-t-il expliqué, précisant que son organisation suivait la situation de très près.

Selon ce dernier, il s’agit pour l’instant d’un problème essentiellement métropolitain en raison de la plus grande quantité de matière à recycler dans la région de Montréal.

«Mais à plus long terme, ça pourrait toucher d’autres régions», a-t-il reconnu.