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Juste pour rire

Des supplémentaires pour «Les choristes»

Agence QMI

ART-COMÉDIE MUSICALE "LES CHORISTES"

Sébastien St-Jean / Agence QMI

À quelques jours de la grande première nord-américaine des «Choristes», la bande menée par Serge Denoncourt a donné aux médias jeudi un avant-goût de ce théâtre musical qui sera présenté au Monument-National, du 23 mai au 23 juin, puis lors de supplémentaires à la salle Pierre-Mercure, du 4 au 29 juillet.

Sur scène, François L'Écuyer s’est fait raser le crâne, ne laissant saillir qu’une couronne de cheveux, pour se glisser dans la peau de Clément Mathieu. Ce musicien sans emploi forme une chorale de jeunes garçons négligés, ici campés par une trentaine de chanteurs recrutés parmi les Petits Chanteurs du Mont-Royal et les Petits Chanteurs de Laval.

«C’est très touchant de travailler avec ces jeunes. On a un lien et je suis très attaché», a dit le comédien, qui répète avec eux depuis près de deux mois.

Le Directeur Rachin (Henri Chassé) voit d’un œil désapprobateur ce projet de chorale, sans croire en son potentiel de réussite. Gary Boudreault (Père Maxence), Charles-Alexandre Dubé (Mondain) et Renaud Paradis (Professeur Langlois) figurent également à l’affiche des «Choristes», ainsi que Lynda Johnson et Madeleine Péloquin, qui se relaieront dans le rôle de Violette Morhange.

Rassembleur, le spectacle produit dans le cadre du Festival Juste pour rire montre comment l’art peut donner des ailes. Et difficile de trouver mieux placé que Serge Denoncourt pour la transposition scénique du film français à succès de Christophe Barratier. Comme le personnage principal de la pièce, il a lui-même fait œuvre utile auprès de jeunes Roms, en montant avec eux le spectacle «GRUBB».

«J’ai un rapport d’émotion avec ce spectacle, parce que ce que Clément Mathieu vit, je l’ai vécu. Et je sais que ça se peut, prendre des ti-culs dont personne ne veut et faire quelque chose avec eux», a-t-il indiqué.

Contrairement à la comédie musicale créée à Paris, le juge des «Dieux de la danse» a préféré s’en tenir à une formule de théâtre musical, plus près du film et où les personnages adultes jouent sans chanter.

Tout comme il a voulu rapprocher la pièce du public et a pu compter sur l’expertise de Maryse Warda, traductrice théâtrale primée.

«C’est une adaptation québécoise, a-t-il précisé, parce que je n’avais pas envie que les p’tits gars parlent à la française. Ce sont des orphelins de Duplessis, en fait», a dit le metteur en scène.

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