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Gatineau

Fleurdelisé interdit sur son immeuble, un propriétaire s'excuse

Simon-Pier Ouellet | Journal de Montréal

SIMON-PIER OUELLET

Un gestionnaire d’immeuble résidentiel a dû s’excuser pour n’avoir autorisé que l’affichage du drapeau du Canada sur les balcons de ses logements.

«C’est un geste d’arrogance!», a dénoncé avec vigueur le président d’Impératif Français Jean-Paul Perreault, qui y voyait là une interdiction d’installer des drapeaux du Québec.

L’organisme qui ne rate jamais une occasion de défendre le Québec et la langue française a été outré en prenant connaissance des règlements des appartements Riviera situés dans le secteur Aylmer.

Le groupe CLV a fait parvenir à ses locataires un rappel des règles estivales il y a quelques jours où on peut y lire : «Vous n’êtes pas autorisé à accrocher quoi que ce soit sur la rampe du balcon à l’exception du drapeau canadien.»

Drapeau du Québec interdit?

À quelques jours de la Fête des Patriotes et à un mois de la Saint-Jean-Baptiste, les locataires offusqués ainsi que Jean-Paul Perreault ont perçu ce règlement comme une façon d'interdire l'affichage du drapeau du Québec, puisque seul l’unifolié est accepté.

Ce sont d’ailleurs des locataires qui ont d’abord déploré la situation auprès d’Impératif Français.

«C’est de l’ignorance crasse. C’est impardonnable. Les gens ont le droit au Québec d’afficher leur identité et leurs couleurs», a dit M. Perreault.

Par contre, aucun locataire ne s'est vu refusé l’installation du drapeau du Québec sur son balcon puisqu'aucune demande en ce sens n'a été formulée aux gestionnaires de l'immeuble.

Excuses

Contacté par le Journal, le groupe CLV a offert ses excuses aux locataires et a expliqué qu'il s'agissait d'une erreur.

«Le bulletin distribué était destiné à l'une de nos propriétés en Ontario et a été envoyé par erreur à nos résidents d’Aylmer. Nous regrettons d’avoir offensé qui que ce soit», a précisé par courriel la responsable des relations avec la communauté du groupe Roseanne MacDonald-Holtman.

Une feuille de règlements révisée avec une lettre d'excuse devait être envoyée immédiatement aux résidents des appartements Riviera.

«Nous acceptons l’entière responsabilité pour ce manque de communication. Notre procédure a été corrigée afin d’éviter qu’une telle erreur ne se reproduise», a poursuivi Mme MacDonald-Holtman.

Il a cependant été impossible de savoir si les locataires en Ontario, eux, ont le droit d’afficher leur drapeau provincial.

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