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Montréal-Trudeau

Le chaos à l’aéroport loin d’être terminé

Marie-Ève Dumont et Axel Marchand-Lamothe | Le Journal de Montréal

Le manque de personnel aux points de fouille de l’aéroport Montréal-Trudeau serait à l’origine des interminables files d’attente vécues par les voyageurs au cours des dernières semaines.

Jeudi encore, en fin de journée, même si le site web de l’aéroport indiquait 30 minutes d’attente pour les vols vers l’Europe, les destinations soleil et ailleurs au Canada, le temps réel pour passer au point de contrôle était de 1h15 min, selon des usagers.

Une situation fréquente en fin d’après-midi depuis au moins deux semaines.

«Nous sommes en période de changement d’horaire pour les vols et les agents de contrôle préembarquement. C’est l’un des facteurs [des retards]», reconnaît Michel Courcy, du syndicat des Métallos qui représente les agents de contrôle de l’Agence canadienne de la sécurité du transport aérien (ACSTA).

Ainsi, durant les périodes de fort achalandage, il n’y a pas assez de personnel prévu pour vérifier les passagers rapidement.

Manque de coordination

«Il y a parfois un manque de coordination entre les “gros” vols. Il suffit d’un seul retard pour semer le chaos. Mais il n’y a pas de solution miracle. Il faut que les vérifications soient faites», a confié au Journal une employée d’une compagnie aérienne populaire la fin de semaine.

Jumelé aux travaux en cours dans le terminal qui réduisent les points de contrôle, il suffit de peu pour tout retarder.

«Une panne d’équipement ou simplement un préposé qui ne rentre pas va causer une réaction en chaîne et provoquer un bouchon», a poursuivi un contrôleur de l’ACSTA.

Ils n’ont pas souhaité qu’on révèle leur identité par crainte de représailles de leurs employeurs.

Solutions

Si la question de l’arrimage des horaires sera réglée dans les prochaines semaines, M. Courcy ajoute qu’il y a tout de même un manque d’effectif général.

«L’employeur souhaite recruter une centaine de personnes supplémentaires, mais le processus d’embauche et de formation ne se fait pas aussi rapidement qu’il le voudrait», soutient-il.

Les réfections doivent se terminer dans les deux prochaines semaines selon Aéroports de Montréal.

Dans une réponse laconique par courriel, l’ACSTA affirme toutefois que l’augmentation du volume de passagers est à l’origine de la hausse du temps d’attente.

«La priorité de l’ACSTA est d’offrir le niveau de sûreté le plus élevé qui soit au public voyageur», a précisé Suzanne Perseo.

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