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Omnipraticiens

À 5 jours semaine, il n’y aurait aucun problème d’accès, dit Barrette

Patrick Bellerose | Journal de Québec

 - Agence QMI

Si les médecins de famille acceptaient de travailler cinq jours par semaine, les Québécois n’auraient plus de problème d’accès, affirme le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

«Ça devient une question mathématique : c’est clair que s’il y avait cinq jours, X semaines de travail par année, il n’y en aurait pas de problème», a souligné Gaétan Barrette jeudi matin.

«Je pense que la population est à même de juger», a-t-il ajouté, tout en promettant de continuer à «mettre la pression» sur les omnipraticiens.

Le Journal dévoilait jeudi que 48% des médecins de famille travaillent quatre jours et moins par semaine, soit quatre jours et moins par semaine. Parmi eux, 22 % sont entrés au boulot moins de 150 jours dans l’année, soit une moyenne de trois jours par semaine.

Le nombre de jours travaillés annuellement par les médecins est également en baisse depuis le début des années 2000.

 

Mettre l’épaule à la roue

Au cours de son point de presse, le ministre Barrette en a profité pour rappeler que la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec s’était engagée à prendre en charge 85% de la population avant le 31 décembre 2017. Pourtant, le 1er avril, après un nouveau report le taux de Québécois inscrits était seulement de 79,54%.

«Quand on connecte tous les points, ça fait un dessin qui montre que, peut-être que les gens ne mettent pas l’épaule à la roue suffisamment», a lancé Gaétan Barrette.

Salaire en cause?

Pour le Parti québécois, les augmentations salariales offertes par le ministre Barrette aux médecins au cours des dernières années les ont incités à se rendre moins disponibles.

«La preuve est faite ce matin : plus on donne de l’argent aux médecins, moins les patients ont accès à un médecin. C’est la preuve aussi que les mesures de M. Barrette n’ont pas fonctionné», a indiqué la critique en matière de santé au PQ, Diane Lamarre, lors d’une mêlée de presse.

«J’entends de jeunes médecins dire: "Arrêtez de nous donner des augmentations de rémunération, parce qu’on va travailler moins". La nature humaine est ainsi faite», a-t-elle ajouté.

Le PQ propose de geler les salaires des médecins. Le parti de Jean-François Lisée veut également augmenter les responsabilités des autres professionnels de la santé, comme les infirmières spécialisées, pour que les médecins puissent se concentrer sur les tâches qui peuvent être réalisées que par eux seuls.

«Échec libéral»

De son côté, la CAQ a dénoncé le fait que les patients «paient le prix» de ce manque de disponibilité. «Plus d’argents, moins de productivité, quand on sait qu’au Québec il y a 59% des Québécois qui ne sont pas capables de voir leurs médecins le jour même ou le lendemain», dit son porte-parole en matière de Santé, François Paradis.

«C’est un échec libéral», lance-t-il.

La CAQ propose de revoir le mode de rémunération des médecins pour fonctionner par «capitation», soit la prise en charge des patients.

- avec l’Agence QMI

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