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ALENA

Les négociateurs en sont «aux dernières conversations», selon Trudeau

Agence QMI et TVA Nouvelles

 - Agence QMI

La renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en est rendue aux «dernières conversations», a assuré le premier ministre du Canada, jeudi, alors que s’apprête à expirer la date-butoir du 17 mai imposée par les États-Unis.

«Nous en sommes à un point où il y a une bonne entente sur la table», a affirmé Justin Trudeau lors d’une séance de questions-réponses devant le Economic Club de New York.

«On en est aux dernières conversations [...], mais ce n’est pas fait tant que ce n’est pas fait», a-t-il ajouté, se disant optimiste de voir des développements dans les prochains jours.

En soirée jeudi, le Bureau du premier ministre a indiqué par communiqué que Justin Trudeau et Donald Trump s'étaient entretenus au téléphone et qu'ils avaient notamment abordé la question du renouvellement de l'ALENA dans leurs discussions.

Blitz

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a mis le cap sur Washington jeudi après-midi afin de rencontrer des représentants canadiens sur place ainsi que différents acteurs économiques américains.

Elle n’a pas de réunion prévue à l'heure actuelle avec le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire mexicain de l’économie, Ildefonso Guajardo.

Les négociateurs canadiens, mexicains et américains sont engagés dans un blitz de discussions dans les dernières semaines afin de conclure une entente pour le 17 mai, date limite décrétée par le Congrès américain pour pouvoir approuver le nouvel accord avant la fin de l’année.

Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a toutefois évoqué en conférence de presse jeudi la possibilité d’étirer cette limite de deux semaines, en accélérant les procédures à la commission américaine du commerce international.

Outre les délais du Congrès, le premier ministre du Canada a reconnu durant son entretien à New York que la présidentielle de juillet, au Mexique, et les élections de mi-mandat de l’automne prochain, aux États-Unis, mettaient beaucoup de pression sur les discussions.

Pommes de discorde

Justin Trudeau a fait savoir que les négociateurs étaient prêts de s’entendre sur le secteur automobile, principal point d’achoppement des négociations. Le Mexique a mis sur la table des propositions qui permettront de ramener des emplois aux États-Unis, selon lui.

Washington souhaite faire augmenter drastiquement le contenu d’origine américaine dans l’industrie automobile, une manière de combattre la délocalisation d’emplois au Mexique.

Le premier ministre a également fait savoir que la clause crépusculaire demandée par les Américains restait inacceptable pour le Canada.

«Si vous acceptiez de construire un bâtiment, mais qu’on vous disait que vous déteniez le bail du terrain que pour cinq ans, vous ne souhaiteriez probablement pas investir», a-t-il illustré, en des termes «que des connaisseurs de l’immobilier comprendraient».

Cette référence à peine voilée au président américain Donald Trump, qui a fait fortune dans l’immobilier à New York, a fait éclater de rire le parterre de gens d’affaires.

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