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Sept-Îles

Les retraités et anciens travailleurs de Cliffs récupèrent enfin leur dû

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Les retraités de Cliffs à Sept-Îles récupèrent une partie de leur régime de retraite qui avait été amputé lorsque la compagnie minière a soudainement cessé ses activités en 2015.

Environ 1700 anciens travailleurs de Cliffs avaient perdu leur assurance collective et se sont fait couper leur prestation de retraite quand leur employeur a mis fin à ses opérations et s’est placé sous la loi sur les arrangements avec les créanciers.

La bonne nouvelle, c’est qu’en vertu d’une entente avec le contrôleur responsable du dossier, ils récupéreront 18 des 28 millions $ manquants de leur régime de retraite qui était déficitaire. Ils pourront aussi toucher un montant forfaitaire de 10,9 millions $ comme compensation pour la perte de leur assurance collective.

Ces retraités n’auraient jamais pensé devoir se battre aussi fort garder leur acquis. «Très content, très satisfait, s'est exclamé Jean-Claude Pinet. On a travaillé fort. Le comité remercie les Métallos. Sans les Métallos, on n’aurait pas pu aller de l’avant. C’est des affaires de Cour. Moi, je ne suis pas juriste ni avocat, je suis un simple citoyen.»

Le syndicat des Métallos avait mis toute la gomme pour aider les retraités. «Ça va amener une quiétude à nos retraités et leur conjointe survivante, a déclaré le coordonnateur du Syndicat des Métallos sur la Côte-Nord, Nicolas Lapierre. On va pouvoir closer ce dossier-là malgré qu’au final, il y aura quand même une perte dans leur régime de retraite. On est quand même très satisfait du montant qu’on est allé chercher.»

Cette saga a toutefois laissé des marques chez les retraités. «C’est énorme ce qu’ils ont ressenti, ce qu’ils ont eu comme malaise a expliqué le retraité Gordon St-Gelais. Il a eu des gens qui sont décédés par le stress. C’est effroyable pour eux autres.»

En octobre dernier, les Métallos et des retraités de Cliffs s’étaient rendus à Ottawa pour inciter le gouvernement à changer la loi qui place toujours les retraités et les travailleurs bien loin sur la liste des créanciers lors d’une faillite. Le syndicat entend poursuivre ses représentations à ce sujet.

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