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Scandale de corruption

L'Afrique du Sud pourrait suspendre un contrat de 1,2 milliard $ US avec Bombardier

Agence QMI

Un scandale de corruption qui secoue l'Afrique du Sud pourrait coûter un contrat ferroviaire de 1,2 milliard $ US (environ 1,5 milliard $ CAN) à Bombardier.

Selon ce qu'a rapporté le «Globe and Mail» mardi soir, une enquête interne menée au sein de la société d'État ferroviaire Transnet sur un projet de trains de 5 milliards $ dont les coûts ont bondi de 40 % amène le gouvernement sud-africain à envisager la possibilité de mettre un terme au projet et, par la bande, au contrat de Bombardier.

L'enquête, amorcée sous l'égide du gouvernement du nouveau président Cyril Ramaphosa, visait les frères Gupta, une famille influente proche de l'ancien président Jacob Zuma. La famille est impliquée dans un scandale de corruption autour de la gestion de Transnet et les frères font maintenant l'objet de mandats d'arrestation.

Bombardier, ainsi que trois autres entreprises, avait obtenu le contrat ferroviaire de Transnet en mars 2014. L'entreprise montréalaise devait produire 240 locomotives pour la société d'État sud-africaine, mais depuis, seule une petite partie des voitures a été livrée, selon le «Globe».

Exportations et développement Canada (EDC) avait allongé 450 millions $ pour aider Bombardier à obtenir et mener à bien ce contrat.

Le «Globe» avait rapporté, dans un précédent reportage, que Bombardier avait vendu un luxueux avion Global 6000 à Ajay Gupta après la signature du contrat de locomotives pour le montant de 52 millions, dont 41 millions $ ont été financés par EDC. La famille Gupta aurait exigé un rabais sur l'avion en échange du contrat ferroviaire. Ces allégations n'ont cependant pas été prouvées en cour.

EDC cherche aujourd'hui à récupérer l'avion, sans succès jusqu'ici.

Bombardier a réfuté ces allégations et a assuré au «Globe», mardi, n'avoir rien à se reprocher dans l'obtention du contrat de locomotives.