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Cofondatrice du mouvement Femmes Alpha

La CAQ misera sur une blogueuse engagée dans Jean-Talon

Marc-André Gagnon | Journal de Québec

Courtoisie

Pour tenter de déloger le ministre Sébastien Proulx de la circonscription de Jean-Talon, un château fort libéral, la Coalition Avenir Québec misera sur une blogueuse engagée dans la promotion du leadership au féminin, Joëlle Boutin, a appris notre Bureau parlementaire.

Cofondatrice du mouvement Femmes Alpha, qui est notamment derrière l’organisation du concours Nueva, dont la grande finale avait lieu hier, à Montréal, Joëlle Boutin travaille depuis l’automne dernier au sein de la firme NATIONAL.

La stratège marketing spécialisée en réseaux sociaux est aussi actionnaire et cofondatrice de l’Atelier ëdele, une entreprise de Lévis qui fabrique des ensembles de literie en coton biologique pour bébés et enfants.

Mère de deux enfants âgés respectivement de 6 et 10 ans, elle a terminé en 2010 une maîtrise en administration publique à l’Université Concordia. Elle détient également un diplôme de baccalauréat intégré en économie et politique de l’Université Laval.

La CAQ fière de son coup

Fait inusité, elle a commencé sa carrière en tant que pilote d’avion professionnelle; selon ce qu'il a été possible d'apprendre, son père travaillait dans ce milieu.

Dans les rangs caquistes, on se félicite d’avoir réussi à recruter une jeune femme avec un tel profil, que certains comparent à celui de la nouvelle élue caquiste Geneviève Guilbault, qui a remporté une victoire écrasante au terme d’une élection partielle rocambolesque dans Louis-Hébert l’automne dernier.

Rien de gagné

La partie est loin d’être gagnée pour la CAQ, puisque, selon les plus récents sondages, la lutte s’annonce particulièrement serrée dans Jean-Talon.

Aux trois dernières élections, le parti de François Legault a terminé troisième dans cette circonscription. Même chose pour l’Action démocratique du Québec (ADQ) auparavant. Lors de l’élection partielle de juin 2015, Sébastien Proulx l’avait emporté avec 42 % des voix, soit une avance de 2300 votes sur son plus proche rival péquiste, Clément Laberge.

Ce dernier, un spécialiste de l’édition numérique qui s’était aussi présenté en 2014 et 2012, a déjà fait savoir qu’il ne serait pas sur les rangs en vue du scrutin du 1er octobre.

Considérant les importantes majorités remportées par les prédécesseurs de Sébastien Proulx dans Jean-Talon, Yves Bolduc et Philippe Couillard, il faut remonter à 1998 pour retrouver une élection serrée dans cette circonscription. Élue avec seulement 25 voix de majorité en 1994, la libérale Margaret F. Delisle avait alors réussi à conserver son siège avec seulement 156 votes d’avance sur le Parti québécois.