/buzz/homepage

Collège Notre-Dame

Des étudiants québécois se font payer un festin pour leur bonne action

Stéphanie Gendron - Journal de Montréal

Journal de Montréal

Des élèves de cinquième secondaire en voyage de finissants à New York ont spontanément réconforté une femme qui pleurait sur un banc de parc près de Times Square. Pour les remercier, elle leur a payé un festin sur une des plus belles terrasses de l’endroit.

La femme s’est avérée être la vice-présidente d’une boutique de vêtements de sports sur Broadway. Elle a dit aux jeunes hommes qui l’ont réconfortée qu’elle souhaitait que tous les habitants de New York agissent comme eux.

88 jeunes du Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup terminaient leur voyage de fin d’année à New York par un après-midi de magasinage samedi. Une poignée d’entre eux, tous des joueurs de hockey Midget AAA du collège, se sont rendus en avance au lieu de rassemblement à Bryant Park, près de Times Square.

«On a vu une femme qui pleurait sur un banc de parc», raconte Marc-Olivier Mathurin. Aucun passant ne se souciait d’elle.

Les jeunes ont décidé d’aller chercher des serviettes de table à un kiosque de hot-dog et les ont remis à la dame.

«On a parlé pendant une demi-heure de notre vie au Canada, de voyages, un peu de Donald Trump. Elle voulait nous montrer que les Américains étaient accueillants. On lui a changé les idées. Ça a marché», a dit le jeune de cinquième secondaire. La dame était triste en raison de problèmes de cœur.

Un festin

Elle souhaitait remercier les six jeunes d’avoir été si attentionnés envers elle. Elle les a invités sur une des plus belles terrasses du secteur, au Bryant Park Grill, et a commandé près d’une dizaine de plats pour eux, après avoir demandé la table où l’on trouvait la plus belle vue de la terrasse. Ailes de poulet, burgers, paninis, tacos, ils ont savouré tout un festin de près de 200 $ US.

«Il y avait des gens d’affaires bien habillés en train de manger là, en train de boire des bouteilles de vin. Et il y avait nous, les jeunes de Rivière-du-Loup», a dit Marc-Olivier Mathurin. «On n'arrêtait pas de se dire que c’était fou.»

Ce n’est qu’à la fin du repas qu’elle leur a dévoilé son identité, en leur remettant sa carte d’affaires.

Un des enseignants qui les accompagnaient, François D’amours, affirme qu’il n’avait jamais rien vu de tel depuis qu’il accompagne les finissants en voyage, soit depuis 15 ans.

«Les jeunes étaient éberlués lorsqu’ils m’ont raconté ça. Je me disais, c’est de quoi de gros qui se passe. Je n’ai jamais vu pareille histoire», a dit l’enseignant.

Lundi, les élèves devaient raconter un élément marquant de leur voyage dans le cadre d’un examen de fin d’année. Marc-Olivier Mathurin a choisi de raconter cet événement. Selon lui, ses cinq amis ont sans doute décidé d’aborder la même histoire.