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Chronique «Réveillez-Vous»

Dénoncer le port du soutien-gorge à l’école: «des problèmes de riches»

TVA Nouvelles

Une étudiante du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie de l’arrondissement Outremont a lancé une pétition afin que les jeunes femmes qui fréquentent l’établissement puissent choisir ou non de porter un soutien-gorge.

La démarche s’est mise en branle après qu’une étudiante eut été obligée de se couvrir, même si elle était habillée, parce qu’elle ne portait pas de ''brassière''.

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«La raison pour cela était qu'il y avait des enseignants hommes dans les parages et que ça pouvait possiblement les rendre mal à l'aise. Il est important de souligner le fait qu'elle portait bel et bien un chandail et que tout était couvert», peut-on lire sur le site de la pétition.

Dans le cadre de sa chronique «Réveillez-Vous» diffusée au Québec Matin, Richard Martineau a démontré que cette mesure, contrairement à ce qui est rapporté, n’est pas sexiste et que les hommes n’ont pas besoin de soutien-gorge.

«Je suis désolé, mais les gars n’ont pas de seins... Quoique j’ai vu des hommes dans le sud arborant fièrement des 40 DD.... Naturels en plus!», lance-t-il à la blague.

Il juge que cette cause défendue par les jeunes femmes n’est pas si importante par rapport aux combats que doivent livrer les femmes dans d’autres sociétés.

«Si c’est votre seul combat à l’école, de ne pas porter de soutien-gorge, comptez-vous extrêmement chanceuses. Ce sont des problèmes de riches. Ça veut dire que tout va pas mal bien dans votre vie.»

Il donne en exemple les cas d’inégalités vécus par des femmes ailleurs dans le monde.

«Rappelez-vous qu’il y a des femmes qui n’ont pas le droit de conduire, il y a des filles qui ne peuvent pas aller à l’école, ou si elles y vont, elles doivent être voilées de pied en cap. La prochaine fois, pensez à ces filles, et pensez qu’il y a peut-être d’autres combats féministes qui sont peut-être plus importants», décrit le chroniqueur.

Il termine en précisant que les étudiantes qui dénoncent se retrouveront un jour sur le marché du travail et devront, comme les hommes et les femmes, se plier à un certain code vestimentaire.

«Vous allez peut-être le trouver injuste, arbitraire... Moi j’aimerais ça être habillé en ‘’mou’’ pour faire ma chronique, c’est le matin, il me semble que ça serait le fun!  Ça s’appelle vivre en société... Il y a des codes et des règlements qui sont oui arbitraires et injustes... Mais c’est la vie. Vive le code vestimentaire à l’école, vous êtes là pour étudier et apprendre!», conclut-il.

 

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