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Sherbrooke

Le code vestimentaire à l'école en dérange plusieurs

TVA Nouvelles

Plusieurs écoles de la province ont lancé un mouvement ce printemps pour contester la rigidité des établissements scolaires relativement au code vestimentaire.

À Sherbrooke, des élèves de l’école secondaire du Triolet estiment que la direction de leur établissement va trop loin et réclament plus d'ouverture et d'équité.

Le groupe d'adolescentes de 16 et 17 ans dénonce les restrictions qu’on leur impose en matière vestimentaire. Il leur est notamment interdit de porter un short trop court, un jeans troué, une camisole ou encore une paire de sandales.

«Je ne dis pas nécessairement qu’on doit porter des mini-shorts qui montrent tout. Il y a des limites», admet l’une des élèves, Anne Bélanger.

Sa camarade de classe Laura Côté-Collin ajoute: «On a quand même du jugement et on a aussi des parents qui nous surveillent.»

«On a chaud, mais ce n'est pas possible de porter des shorts, dit une autre élève. On doit mettre des jeans alors que les garçons ont le droit eux [de porter des shorts].»

«Selon moi, tout le monde devrait pouvoir porter ce qu'il veut, puis, que tu sois un gars, que tu sois une fille, tu devrais pouvoir porter les mêmes choses», soutient pour sa part Laurianne Breton-Maltais.

Si ce sont les conseils d'établissements qui édictent le code de vie, les jeunes aimeraient bien que leur voix soit entendue.

Au privé, les mêmes restrictions s'appliquent: des établissements obligent aussi le port de l'uniforme.

«Rendus au secondaire, les garçons devraient être capables de se contrôler sur leurs pensées et ce qu'ils regardent et ce qu'ils regardent pas... et les professeurs aussi. Donc, je comprends vraiment pas pourquoi, nous autres, on est pénalisées», déplorent Danae Vaillancourt, qui fréquente également l’école du Triolet.

-D’après un reportage d’Isabelle Dorais