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Boulevard Saint-Laurent

Une paella de rue attire les foules

Nadia Lemieux

 - Agence QMI

Ce n’est plus un secret pour les habitués de la vente trottoir estivale du boulevard Saint-Laurent: la grande paella de rue de la librairie Española est un incontournable d’une journée de magasinage réussie et la longue file en vaut la peine.

Une ambiance de fête règne sous la tente érigée devant la librairie et épicerie Española, où fument les plats de paellas près de 12 heures par jour depuis jeudi dernier. Sur l’heure du dîner dimanche, des dizaines de personnes faisaient la file au son d’une entraînante musique espagnole.

La traditionnelle paella de rue, événement vedette du commerce, attire les foules depuis huit ans lors des ventes trottoir de la «Main», en juin et septembre.

«[Samedi], on ne pensait pas qu’on en serait venus à bout, confie la propriétaire de la librairie, Maritxin Iglesias. À un moment donné, on manquait un peu de tout et on avait encore la longue file, mais c’est comme ça tous les ans.»

De midi à presque minuit, l’équipe s’est affairée à rassasier les adeptes du plat espagnol traditionnel, composé de riz, de safran, de moules, de crevettes et de calmars. Dans la file, on retrouvait beaucoup de touristes venus à Montréal pour le Grand Prix.

«On s’est aperçus depuis les trois dernières années qu’il y du ouï-dire pendant le Grand Prix, raconte Mme Iglesias. Des clients nous disent qu’ils viennent parce que [leurs] amis sont venus l’année dernière pendant la Formule 1. C’est très bon, c’est une belle publicité.»

Un chef passionné

La paella de rue est née de la collaboration entre la librairie Española et le chef d’origine espagnole Tigretón, qui se décrit comme un chef nomade, car il a œuvré dans son pays natal, à Londres et à New York avant de s’installer à Montréal.

Sa paella, mentionne-t-il, est faite de beaucoup d’amour et d’ingrédients presque tous biologiques.

«Ma paella n’est pas traditionnelle, elle est le résultat de toutes mes années à voyager à travers l’Espagne pour en apprendre sur le riz. Elle a trois styles différents, mais au bout du compte, c’est moi. C’est ma paella.»

Ce plat typique évoque en lui de beaux souvenirs. «Je me souviens, mon premier souvenir avec la paella remonte à quand j’avais cinq ans. Je me rappelle que je mangeais comme s’il n’y avait pas de lendemain en utilisant une moule comme une cuillère. Je n’oublierai jamais ça.»

L’aspect rassembleur du met est certainement ce qui attire les clients, selon le chef Tigretón.

«C’est une affaire de famille, lance-t-il. Toute la famille se rencontre le dimanche et la mère, le père, ou un oncle ou n’importe qui cuisine la paella, puis tout le monde la mange ensemble. C’est magnifique.»

De jeudi à dimanche prochain, la paella sera de retour devant la librairie Española, au coût de 7,50 $ pour une petite et de 8,75 $ pour une grande. Il faudra ensuite attendre à la prochaine vente trottoir du boulevard Saint-Laurent, qui se déroulera du 13 au 16 septembre.