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Observations de la Ligue des droits et libertés

Les forces policières auraient contribué à créer un «climat de peur» autour du G7

TVA Nouvelles 

Les observateurs de la Ligue des droits et libertés chargés de surveiller le travail des policiers en marge du sommet du G7 estiment que l’imposant déploiement des forces policières a contribué à créer un «véritable climat de peur». Pour sa part, le chef de police de Québec a dressé samedi un bilan très positif des événements.

«Nous croyons que cela a eu un impact sur la liberté d’expression, a indiqué Nicole Fillion, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés. Les manifestants se sentaient intimidés.»

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D’autre part, Nicole Fillion juge «extrêmement préoccupante» la présence d’armes d’assaut aux mains de policiers qui se trouvaient aux côtés d’agents avec des armes de contrôle de foule.

«La Sûreté du Québec a refusé de révéler dans quelles circonstances ces fusils d’assaut seraient utilisés», a indiqué Mme Fillion.

Des opinions divisées

En entrevue au Québec matin, l’ex-sergent de la SQ Jean-François Brochu a donné une note quasi parfaite aux forces de l’ordre. Selon, ce n’est pas parce que des vitrines n’ont pas été fracassées que des casseurs n’en avaient pas la volonté. M. Brochu a souligné que des boules de billard et autres cocktails Molotov avaient été saisis.

De plus, M. Brochu a expliqué la présence de fusils d’assaut avec deux raisons. D’abord, les policiers doivent avoir les armes adéquates pour répondre à toutes les situations. D’autre part, les forces de l’ordre doivent être en mesure de répondre à une menace terroriste.

«Ces policiers à l’arrière sont des tireurs d’élite et ils sont là pour protéger tant les manifestations et la population que les policiers», a-t-il dit.

Jean-François Brochu a affirmé que la présence policière a eu un effet dissuasif chez les casseurs. Il a répondu aux gens qui ont critiqué la présence trop importante des forces de l’ordre.

«Plaignez-vous de la présence des membres de Black Blocs masqués, des gens qui ont clairement manifesté leur intention de mettre le feu à la Ville de Québec. Si on sortait ces gens-là des manifs, il n’y aurait pas de policiers de chaque côté», a dit M. Brochu.

 

Des comportements inacceptables

Des comportements inacceptables de policiers à l’égard de manifestants ont été rapportés par des observateurs de la Ligue des droits et libertés. Notamment, une arme d’impact à projectiles a été pointée vers un manifestant qui était en état d’arrestation, mais qui ne semblait pas résister.

Des manifestants auraient également été injuriés par des membres des forces de l’ordre.

«Nous avons aussi eu certains problèmes de non-coopération de la part des forces policières, a ajouté Nicole Fillion. Entre autres, on a empêché les observateurs de superviser une arrestation survenue dans une ruelle.»

Amnistie internationale et la Ligue des droits et libertés ont rencontré tous les services de police mobilisés lors du G7.

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