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Morte en 2015 à Beloeil

Chéryl Bau-Tremblay serait morte étranglée

Caroline Lepage | Journal de Montréal

archives, Journal de Montréal

Selon un pathologiste, Chéryl Bau-Tremblay serait décédée par strangulation, ce qui contredit la version d’Alexandre Gendron, qui est accusé du meurtre de la femme de 28 ans.

Le pathologiste judiciaire Dr André Bourgault a affirmé mardi que Cheryl Bau-Tremblay, la femme enceinte retrouvée morte dans sa maison de Beloeil, serait morte asphyxiée par strangulation. Elle aurait été étranglée avec des mains.

La pression des différents doigts aurait créé des foyers d’infiltration de sang qui ont été identifiés lors de l’autopsie, notamment au niveau du cou, a expliqué l’expert, lors du procès d’Alexandre Gendron, le conjoint de la victime.

Ce dernier est accusé de meurtre non-prémédité de Mme Bau-Tremblay, décédée à la suite d’une dispute conjugale à leur maison de Beloeil. Celle-ci tentait de le mettre à la porte, le 1er août 2015, parce qu’il avait recommencé à boire.

Dr Bourgault a expliqué qu’il n’est pas nécessaire d’exercer une pression forte pour étrangler quelqu’un. Le fait de compresser des vaisseaux sanguins et des artères du cou pendant 10 à 15 secondes est suffisant pour qu’une personne perde connaissance. Si elle manque d’oxygène au cerveau pendant 3 à 5 minutes, elle peut mourir.

La femme de 28 ans a été retrouvée morte cinq jours plus tard, sous le lit du couple, enveloppée dans un sac de couchage.

L’expert a décelé d’autres lésions sur le corps de Mme Bau-Tremblay, mais celles-ci n’auraient pu, selon lui, entraîner la mort de la future maman. Celle-ci n’a subi aucune blessure.

Autre cause possible

Il n’est pas impossible que la victime se soit étouffée lorsque son conjoint l’aurait couchée sur le ventre sur le lit et se serait étendu sur elle pour la maîtriser, comme a déclaré l’accusé lors de son interrogatoire policier.

«Si le poids l’empêche de respirer, oui, ça peut entraîner le décès. Je ne pourrais pas l’exclure», a admis Dr Bourgault.

Cependant, ce dernier ne croit pas que Mme Bau-Tremblay soit morte après être tombée du lit, comme l’a déclaré l’accusé lors de son interrogatoire policier.

«Le lit ne semble pas très haut. Ce n’est pas une chute pas très importante», a-t-il dit.

 

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