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Meurtre de Chéryl Bau-Tremblay

Il voulait s’éviter du trouble avec le bébé

Caroline Lepage | Journal de Montréal

DELF BERG/AGENCE QMI

Un homme aurait tué sa conjointe enceinte en août 2015 parce qu’il ne voulait pas d’autres problèmes avec l’arrivée d’un nouveau bébé.

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Chéryl Bau-Tremblay serait morte étranglée

Du sang de la victime a été trouvé dans la chambre à coucher

Il réclamait de la bière durant son interrogatoire

Frédéric Martel était détenu dans la même cellule que Alexandre Gendron à la prison de Saint-Jérôme. Ce dernier subit son procès pour meurtre non-prémédité de sa conjointe Chéryl Bau-Tremblay, qui était enceinte lorsqu’elle est décédée le 1er août 2015. Le couple a eu une dispute puisque la victime voulait mettre à la porte Alexandre Gendron, car celui-ci avait recommencé à boire.

Martel s’est dit bouleversé par les confidences de son codétenu.

Derrière les barreaux, Gendron aurait avoué à un codétenu, en septembre 2017, qu’il avait tué sa conjointe enceinte parce qu’il avait eu énormément de problèmes pour la garde de son fils, après sa séparation avec sa mère.

«Je sais qu’il aime énormément son garçon. C’est la prunelle de ses yeux», a dit M. Martel.

Selon lui, l’accusé ne voulait pas revivre cet enfer avec une nouvelle conjointe, qui portait son enfant et menaçait de le quitter.

«Il n’avait pas besoin d’un deuxième fardeau», a témoigné l’ancien détenu, mardi, au palais de justice de St-Hyacinthe.

Hypothèse de l’accident

Gendron lui aurait également dit que son procès s’annonçait bien parce que l’hypothèse de l’accident semblait possible. Toutefois, il n’aurait jamais révélé comment il avait commis le crime.

«Quand elle est décédée, elle était nue et ça a pris deux à trois jours avant qu’il la rhabille et qu’il la mette dans son lit. C’est le seul détail que j’ai eu», a déclaré M. Martel, qui a un dossier criminel bien garni.

Cinq jours

Mme Bau-Tremblay a été portée disparue et retrouvée cinq jours après sa mort, cachée sous le lit conjugal dans un sac de couchage. Pendant ce temps, sa famille la cherchait et s’inquiétait, mais Gendron ne répondait pas aux appels.

M. Martel est resté troublé par ces confidences meurtrières impliquant une femme enceinte.

«Le petit bébé n’a pas demandé ça», a ajouté l’homme qui est maintenant sorti de prison.

Morte étranglée

Le pathologiste judiciaire Dr André Bourgault a affirmé, hier matin, que la victime serait morte asphyxiée par strangulation. Elle aurait été étranglée avec des mains. Néanmoins, il ne peut exclure d’autres causes ayant pu entraîner son décès.

Cette version contraste avec ce qu’a déclaré l’accusé lors de son interrogatoire qui a été vu par le jury en début de procès. Gendron avait alors raconté que Mme Bau-Tremblay était tombée en bas du lit lors de la chicane.

Mercredi, Alexandre Gendron devrait témoigner pour donner sa version des faits

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