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Laterrière

La famille d'un homme disparu se sent abandonnée

Jean Houle | TVA Nouvelles

La conjointe de l'homme disparu depuis 3 semaines à Laterrière a l'impression d'être abandonnée par les policiers.

Véronique Mercier questionne même le déploiement des ressources au début des recherches, le 19 mai.

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«Dans tous les cas de disparition qu'on a vus aux nouvelles, l'hélicoptère est utilisé. Nous, on n'y a pas eu droit. Est-ce qu'il y a différentes classes de disparus?», questionne-t-elle avec dépit. «Maintenant, avec les feuilles qui sont sorties, il est trop tard!»

Quand la disparition a été rapportée, le 19 mai, les policiers ont concentré leurs recherches dans un périmètre de 800 mètres. Au bout de 48 heures, ils y mettaient un terme.

Gracieuseté

«Ils n'ont pas de plan B, on dirait. On se sent délaissés, abandonnés», dit sa conjointe. «Ça devient frustrant et ça nous met en colère.»

Mme Mercier aimerait que des maîtres-chiens soient autorisés à participer aux recherches avec des bénévoles. L'Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage lui a répondu que de telles demandes étaient acceptées seulement quand elles étaient formulées par des policiers.

«On a les ressources au Québec, mais je devrais faire affaire avec des gens de l'Ontario ou du Nouveau-Brunswick à mes frais? Ça n'a pas de sens!»

Deux chercheurs bénévoles de Saguenay, Mario Gagnon et Robert Dufour, ont cherché périodiquement de leur propre côté. Encore ce matin, ils ont arpenté, sans succès, deux secteurs différents en bordure de la route 175.

«C'est normal d'aider la famille», dit Mario Gagnon. «On a choisi des secteurs où on sait qu'il y a des caches.»

«Ça me fait du bien de savoir qu'il y a des gens qui me soutiennent encore», a commenté la conjointe de Cédric Gouillart.

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