/regional/estduquebec/cotenord

Basse-Côte-Nord

Le déploiement d’internet haute vitesse aura des retombées majeures

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

Le déploiement d’internet haute vitesse et du réseau cellulaire sur la Basse-Côte-Nord au cours des prochains mois engendrera des retombées économiques importantes. Quelque 23 millions de dollars seront investis.

Des syndicats craignent qu’une bonne partie de ces retombées échappent à la Côte-Nord.

Le Syndicat canadien de la fonction publique et la FTQ interpellent les gouvernements parce que ce sont eux qui paieront près de 95% de la facture de ce projet.

Ces syndicats estiment qu'entre 50 et 70 emplois seront nécessaires pour l'installation de fibre optique, l’érection de tours de télécommunication et la mise en place de tout l’équipement nécessaire au déploiement d’internet haute vitesse et du réseau cellulaire de Telus sur la Basse-Côte-Nord.

Ils s’inquiètent de voir des firmes externes venir exécuter ces travaux avec leur propre main-d’œuvre et leurs fournisseurs.

«Nourrir les régions»

«Les gouvernements ont le devoir de nourrir les régions», a indiqué le président du SCFP-Québec, Denis Bolduc. Il soutient que les régions de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent n’ont pas bénéficié des retombées économiques auxquelles elles étaient en droit de s’attendre lorsqu’elles ont été branchées à internet haute vitesse.

Pour le projet de la Basse-Côte-Nord, il souhaite que les gouvernements provincial et fédéral, qui paieront près de 95% de la facture du projet de 23 millions de dollars, soient plus vigilants.

«Ne répétez pas cette erreur-là du passé. Il y a un beau projet de 23 millions de dollars en région. Faisons appel aux gens de la région, évaluons c’est quoi l’expertise dans la région? Et tout ce qu’on peut faire faire sur la Côte-Nord, donnons cet ouvrage localement», avance M. Bolduc.

La porte-parole de Telus, Jacinthe Beaulieu, a indiqué par courriel que l’entreprise est sensible aux demandes de la Côte-Nord et considérera, dans sa phase de planification, l’embauche de main-d’œuvre locale.